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Mercredi 30 avril 2003
COREE DU NORD
La Corée du Nord sous-entend publiquement détenir l'arme nucléaire Dépêche reçue le 30/04/2003 à 11:48 [<>] Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Il La Corée du Nord a suggéré publiquement mercredi qu'elle possédait l'arme nucléaire, en affirmant avoir été contrainte de choisir une "force de dissuasion indispensable" en raison de l'hostilité des Etats-Unis dans un texte officiel. Cette déclaration, faite par le porte-parole du ministère des Affaires étrangères nord-coréen, est considérée comme une indication supplémentaire que Pyongyang possède effectivement l'arme nucléaire. "La réalité contraint la RPDC (Corée du Nord) à contrecarrer l'escalade américaine visant à étouffer la RPDC par la force, et l'a contrainte à choisir de posséder la force de dissuasion indispensable et à la rendre effective", indique la déclaration officielle. Dans une autre dépêche, l'agence officielle nord-coréenne KCNA a également fait une allusion transparente à la possession de l'arme atomique en écrivant que les Etats-Unis devraient renoncer à leurs armes nucléaires avant que la Corée du Nord fasse de même. "Les Etats-Unis, qui possèdent le plus grand nombre d'armes nucléaires dans le monde, représentant une menace constante pour les autres pays souverains, devraient abandonner leur programme nucléaire, avant qu'un petit pays tel que la RPDC fasse de même", a écrit l'agence. Le porte-parole a souligné que la Corée du Nord se devait de posséder les moyens de contrecarrer une attaque nucléaire préventive américaine. "Comment la possession de moyens par un pays aussi petit que la RPDC pour simplement sa défense" peut être une "menace" ou un "chantage" ? demande le texte officiel. La mise en garde nord-coréenne à Washington vise également la transmission du dossier nucléaire de Pyongyang devant le Conseil de Sécurité des Nations unies. "Si les Etats-Unis en définitive transmettent le dossier nucléaire à l'ONU (...) la RPDC n'aura pas d'autre choix que d'envisager des mesures pratiques pour faire face à l'urgence", a-t-il souligné. "La question de savoir si la péninsule coréenne sera ou pas une zone dénucléarisée dépend entièrement de la politique américaine", ajoute le porte-parole nord-coréen. KCNA ajoute que la Corée du Nord considère que toute tentative américaine d'obtenir une résolution des Nations unies en faveur de sanctions serait le "feu vert" pour une guerre. L'agence officielle indique toutefois que la Corée du Nord est prête a reprendre des pourparlers avec les Etats-Unis. La Corée du Nord "ne pense pas que les pourparlers ont abouti à une rutpure complète", ajoute KCNA soulignant que leur reprise "dépend entièrement de l'abandon par les Etats-Unis de leur politique hostile" envers Pyongyang. "Mettre un point final à l'hostilité dans les relations bilatérales est donc une condition préalable au succès des pourparlers", ajoute le porte-parole du régime stalinien au pouvoir en Corée du Nord. Selon les Etats-Unis, la Corée du Nord a offert, lors des entretiens tripartites de la semaine dernière à Pékin, de mettre fin à ses programmes nucléaires et balistiques en échange de larges concessions. Mardi au Congrès, le chef de la diplomatie américaine Colin Powell a déclaré que "c'est une proposition qui ne va pas dans la direction vers laquelle nous avons besoin d'aller" tout en reconnaissant que "c'est quelque chose qui intéresse nos autres amis et que bien sûr nous allons étudier". "Nous ne serons pas intimidés par leurs revendications et menaces", a aussi prévenu Colin Powell.
ericjeanloicbreton |
| 2003-04-30 11:14:51
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COREE DU NORD
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Mardi 29 avril 2003
COREE
CORÉE DU NORD Les services spéciaux du régime ont enlevé plusieurs ressortissants japonais Les familles de prisonniers coréens se confient à l'ONU
 Genève : de notre correspondant Laurent Mossu [28 avril 2003]
 «Ma fille, Megumi, ne s'est jamais suicidée. Enlevée à l'âge de 13 ans, elle reste détenue en Corée du Nord depuis 1997, où, contrainte et forcée, elle enseigne le japonais.» Saki Yokota, sa mère, est venue déposer devant le groupe de travail des Nations unies sur les personnes disparues. Accompagnée des parents de sept autres ressortissants japonais enlevés par les services spéciaux de Corée du Nord, elle en appelle à la communauté internationale pour l'aider à obtenir leur libération. Le Haut Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme et les dirigeants du Comité international de la Croix-Rouge ont longuement entendu leurs témoignages poignants.
Les disparitions restées longtemps inexpliquées ont perdu une grande partie de leur mystère. Divers témoignages apportés par des agents nord-coréens ayant fait défection, des lettres accompagnées de quelques photos et, finalement, la reconnaissance d'une partie des faits par le président Kim Jong-il ont apporté quelque lumière. C'est lors du sommet du 17 septembre 2002, à Pyongyang, que le premier ministre, Junichiro Koizumi, a recueilli les aveux du dirigeant nord-coréen.
Le leader communiste a reconnu que son pays était à l'origine des enlèvements de treize ressortissants japonais, dont huit furent annoncés comme étant décédés. Pour le régime, il s'agissait de s'emparer de simples citoyens susceptibles d'éduquer et de former des espions nord-coréens aux us et coutumes du Japon. Les agents coréens pouvaient être envoyés dans l'empire nippon, se fondre dans sa population et agir sans risque majeur d'être démasqués.
Les démarches effectuées ensuite par Tokyo ont permis le retour au Japon de cinq personnes, dont les familles restent retenues à Pyongyang. Les autorités continuent en effet d'opposer une fin de non-recevoir aux demandes présentées en faveur de leur libération.
«Quant à nos frères, soeurs ou enfants supposées morts, ils restent prisonniers sans qu'il soit possible d'obtenir la moindre information à leur sujet», explique Shigeo Iizuka, un homme très digne, qui plaide d'une voix ferme et posée en faveur de sa soeur kidnappée en juin 1978. «Mère de deux enfants en bas âge, elle fut enlevée pour apprendre à une future terroriste la langue et les us et coutumes du Japon devant lui permettre de vivre parmi nous sans être repérée. Cette femme, Kim Hyong-hi, est effectivement venue dans notre pays. Elle s'est fait passer pour une Japonaise, et elle a déposé une bombe dans un avion de ligne avant de faire défection. C'est elle qui nous a appris où était ma soeur, annoncée comme morte.»
Souvent pathétiques, les récits des familles montrent l'impuissance des victimes et de leur gouvernement face au régime coréen. Kayoko Arimoto, une femme de plus de 70 ans, affiche son désespoir : «Nous voilà à la fin de notre vie, mon mari et moi, il nous reste bien peu de chance de revoir notre petite fille enlevée en août 1983. Elle étudiait en Angleterre, et fut interceptée par les services coréens alors qu'elle voyageait à travers l'Europe. Aujourd'hui, on nous affirme qu'elle est morte, mais aucune preuve véritable n'est donnée de son décès.»
Les documents transmis par la Corée du Nord pour attester de la mort des intéressés «ne sont que des faux fabriqués, contenant une multitude d'erreurs et de contradictions, comme sur les âges ou l'origine», raconte Fumiko Hirano, soeur d'une jeune femme enlevée en compagnie de son fiancé. L'agent coréen An Myon Jin, qui a trahi Pyongyang, a raconté avoir rencontré plus d'une fois le jeune homme devenu «enseignant» à l'université militaire et politique Kim Jong-il.
«Devant tant de mauvaise foi et de mensonges, nous avons décidé de venir à Genève devant les instances des droits de l'homme pour obtenir de l'aide», explique le frère de Megumi. «Le Haut Commissaire Sergio de Mello, qui a qualifié cette situation de «totalement incroyable», nous a promis son appui. Mais dans le même temps, il n'a pas caché la difficulté de traiter avec la Corée du Nord.»
Le centre des droits de l'homme a mis à l'étude la rédaction d'un document légal traitant précisément des disparitions forcées et involontaires. Son élaboration est en cours et devrait faire l'objet d'un traité contraignant susceptible d'être adopté dans les prochaines années. Une manière de souligner que la communauté internationale est à l'écoute et se préoccupe de ce genre de problèmes. Il est toutefois difficile d'envisager quelles mesures concrètes pourraient être prises au-delà d'une pression morale exercée à l'encontre de Pyongyang.
Washington prêt à discuter avec Pyongyang Les Etats-Unis étudient une proposition de la Corée du Nord qui abandonnerait son arsenal nucléaire contre des cadeaux économiques. La Chine dément.
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 Des soldats patrouillent à la frontière nord-coréenne (AP) | Les Etats-Unis étudient une proposition de la Corée du Nord qui la conduirait à abandonner le développement de son arsenal nucléaire en échange de cadeaux économiques substantiels de la part des Américains, a affirmé lundi le secrétaire d'Etat Colin Powell. "La Corée du Nord a mis sur la table un plan qui réglerait le problème de leurs capacités nucléaires et de l'utilisation de leurs missiles. Mais ils attendent évidemment quelque chose de considérable en retour", a déclaré M. Powell. La Corée du Nord a fait cette offre au cours de discussions avec des représentants américains la semaine dernière à Pékin. Un responsable américain a affirmé que la Corée avait pour la première fois reconnu au cours de cette rencontre qu'elle avait des armes nucléaires et qu'elle envisageait de les exporter ou même de les utiliser.
Démenti chinois
De son côté, le ministère chinois des Affaires étrangères, qui nie les affirmations des responsables américains, a affirmé mardi que la Corée du nord n'a jamais admis avoir l'arme atomique. "Pour autant que je sache, la Corée du Nord n'a jamais fait une telle déclaration", a dit Liu Jianchao, le porte-parole du ministère, au cours d'un point de presse régulier, interrogé sur la question de la reconnaissance par la Corée du Nord de son statut de puissance nucléaire. Des médias sud-coréens ont par ailleurs rapporté que la Corée du Nord avait demandé un traité de non-agression aux Etats-Unis. Ces derniers ont écarté une telle solution, mais des responsables américains ont assuré qu'un texte écrit garantissant la sécurité du pays communiste était possible.
ericjeanloicbreton |
| 2003-04-29 12:35:46
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COREE DU NORD
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Samedi 19 avril 2003
COREE DU NORD
Pyongyang poursuit impunément ses activités nucléaires La Corée du Nord a annoncé aujourd'hui qu'elle «retraitait avec succès» des milliers de barres de combustible irradié de son complexe nucléaire de Yongbyon, ce qui lui permettrait de produire du plutonium à usage militaire.
 Avec AFP [18 avril 2003]
 Les Etats-Unis en ont été informés début mars, a affirmé un porte-parole du ministère nord-coréen des Affaires étrangères, cité par l'agence officielle KCNA.
Ces déclarations interviennent au lendemain de l'annonce de pourparlers, prévus la semaine prochaine à Pékin, entre les Etats-Unis, la Corée du Nord et la Chine sur la crise provoquée par la relance du programme nucléaire nord-coréen. Elles ont été accueillies avec scepticisme dans les capitales directement concernées.
Aux Etats-Unis, un responsable du département d'Etat a indiqué n'avoir aucune indication que la Corée du Nord retraite du combustible irradié. Il a ajouté que les négociations de Pékin étaient toujours à l'ordre du jour.
A Séoul, l'agence sud-coréenne Yonhap, citant une source gouvernmentale non identifiée, a indiqué que la Corée du Sud n'avait aucune indication permettant de confirmer l'annonce nord-coréenne et n'avait pas reçu non plus d'informations à ce sujet en provenance des Etats-Unis.
Même son de cloche au Japon où le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Hatsuhisa Takashima a indiqué «ne pas être au courant de telles informations».
«Comme nous l'avons déjà déclaré, nous sommes en train de retraiter avec succès plus de 8.000 barres de combustible usagé dans la phase finale et nous en avons informé les Etats-Unis et les autres pays concernés début mars après avoir repris nos activités nucléaires en décembre dernier», avait affirmé le porte-parole nord-coréen.
Il avait ajouté que Pyongyang espérait entamer les négociations avec Washington et Pékin «rapidement». «A ces pourparlers, la partie chinoise jouera un rôle utile en tant que pays hôte et les sujets essentiels liés au règlement du problème nucléaire seront discutés entre la République populaire démocratique de Corée (Corée du Nord) et les Etats-Unis», avait-il poursuivi.
La crise nucléaire nord-coréenne avait débuté en octobre lorsque Washington avait accusé Pyongyang d'avoir lancé un programme nucléaire clandestin en violation d'accords datant de 1994.
Au cours des mois suivants, le ton est monté, Washington a suspendu son aide, notamment énergétique, à Pyongyang, et la Corée du Nord a redémarré la centrale nucléaire de Yongbyon, située à une centaine de km au nord de Pyongyang, expulsé les inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), et s'est retirée du Traité de non-prolifération (TNP) nucléaire.
Depuis le déclenchement de la crise, la Corée du Nord, qui a accusé les Etats-Unis de vouloir l'attaquer après l'Irak, réclame un pacte de non-agression ainsi que des discussions bilatérales avec les Etats-Unis. Des exigences rejetées par Washington.
Les négocations tripartites sont un compromis entre la demande nord-coréenne de discussions bilatérales et le souhait américain d'une solution régionale multilatérale.
ericjeanloicbreton |
| 2003-04-19 13:04:47
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COREE DU NORD
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Dimanche 13 avril 2003
coree du nord
Pyongyang accepte de discuter Les autorités nord-coréennes se disent prêtent à accepter des discussions multilatérales sur son programme nucléaire, comme l'exigent les Etats-Unis.
Après avoir insisté pendant plusieurs mois pour négocier directement avec Washington, la Corée du Nord a indiqué samedi qu'elle serait prête à accepter des discussions multilatérales sur son programme nucléaire, comme l'exigent les Etats-Unis . "Si les Etats-Unis sont prêts à effectuer un revirement total de leur politique concernant la Corée pour régler la question nucléaire, la RPDC ne s'en tiendra pas à un format de dialogue particulier", rapporte l'agence KCNA, citant un porte-parole du ministère nord-coréen des Affaires étrangères. Ce dernier n'a pas précisé ce qu'impliquait ce "revirement total". "République populaire démocratique de Corée" (RPDC) est le nom officiel de la Corée du Nord.
Intérêt américain
Les Etats-Unis ont fait part de leur intérêt concernant cette annonce qui pourrait ouvrir la voie à une résolution de la crise qui oppose Washington à Pyongyang sur la question du programme nucléaire du régime communiste. "Nous avons relevé avec intérêt cette déclaration et nous espérons avancer par le biais des canaux diplomatiques appropriés", a affirmé samedi Philip Reeker, porte-parole du Département d'Etat américain. (AP)
ericjeanloicbreton |
| 2003-04-13 12:47:22
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COREE DU NORD
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Mardi 1 avril 2003
COREE DU NORD
Tirant les leçons de la guerre en Irak, Pyongyang refuse toute concession
SEOUL, 29 mars (AFP) - Tirant les leçons de la tournure prise par le conflit en Irak, la Corée du Nord a réitéré samedi sa volonté de ne faire aucune concession dans la crise qui l'oppose aux Etats-Unis et s'est au contraire engagé à renforcer ses défenses afin d'échapper au "sort misérable" de l'Irak.
Rodong Sinmun, quotidien officiel du parti des travailleurs au pouvoir, affirme que s'il est encore trop tôt pour tirer les leçons de la guerre, "il est clair que le destin de l'Irak est en danger en raison des concessions et des compromis".
"La RPDC (Corée du Nord) aurait déjà subi un sort misérable identique à celui de l'Irak en acceptant des compromis sur ses principes révolutionnaires et si elle avait accepté l'exigence présentée par les impérialistes et leurs adeptes pour des ++inspections nucléaires++ et de désarmement", souligne le journal.
Dans son éditorial, il ajoute que la "politique reposant sur l'armée" du parti des travailleurs et la capacité de défense constituent la "principale ligne de sauvetage" de l'Etat communiste en lui garantissant non seulement la protection de sa souveraineté mais en renforçant la paix et la stabilité sur la péninsule coréenne.
"La RPDC accroîtra ses capacités défensives et fera la complète démonstration de sa force sous la bannière déployée de sa politique militariste", souligne-t-il.
"Personne ne doit s'attendre à ce que la RPDC fasse la moindre concession ou compromis. Ceux qui se livrent à des rodomontades feraient bien de cesser", ajoute l'organe officiel.
Cette déclaration intervient après la rencontre à Washington entre le ministre sud-coréen des Affaires étrangères Yoon Young-Kwan avec le secrétaire d'Etat américain Colin Powell qui a porté sur la crise nucléaire.
Après ces entretiens, M. Yoon a déclaré aux journalistes que les Etats-Unis ont réaffirmé leur volonté de rechercher une solution pacifique à la crise par des moyens diplomatiques.
"La Corée du Nord et l'Irak constituent deux questions différentes et nécessitent des approches différentes", a affirmé M. Yoon.
Selon lui, l'esssentiel est maintenant de trouver les moyens d'éviter de nouvelles escalades dans cette crise avant que le dossier soit traité dans un cadre multilatéral.
Vendredi, les Etats-Unis ont rejeté l'appel du nouveau gouvernement sud-coréen prônant une initiative "audacieuse" en direction de la Corée du Nord à la manière dont l'ancien président américain Richard Nixon avait dans les années 70 réussi une ouverture en direction de la Chine communiste.
Cette proposition avait été avancée avant la rencontre entre les deux chefs de la diplomatie mais, a indiqué M. Powell, l'administration Bush a d'ores et déjà écarté toute initiative en direction de la Corée du nord jusqu'à ce que Pyongyang accepte de renoncer à fabriquer des armes nucléaires.
ericjeanloicbreton |
| 2003-04-01 11:25:40
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COREE DU NORD
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Dimanche 16 mars 2003
COREE DU NORD
CORÉE DU NORD Washington presse la Chine de «régler» rapidement le problème posé par l'escalade nucléaire de Pyongyang

(Dobritz) | Les États-Unis mettent Pékin au pied du mur Les États-Unis ont annoncé hier la reprise de leurs vols de surveillance autour de la Corée du Nord, par la voix du commandant des forces américaines dans le Pacifique. Ces vols avaient été suspendus après un incident dans l'espace aérien international, le 2 mars dernier, entre un RC- 135S américain et des chasseurs nord-coréens qui avaient tenté de l'intimider.
 Pékin : de notre correspondant François Hauter [14 mars 2003]
 Les États-Unis viennent de lancer un double avertissement très ferme à la Chine pour qu'elle amène rapidement la Corée du Nord à interrompre son programme nucléaire. Un message convoyé d'abord par le secrétaire d'État, Colin Powell, en visite à Pékin, le 23 février, puis indirectement par le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, le 6 mars. Selon des sources diplomatiques, M. Powell, lors de sa dernière visite en Chine, a averti les dirigeants chinois qu'ils disposaient d'un court délai – jusqu'à la fin des opérations militaires américaines en Irak – pour «régler le problème nord-coréen», en ajoutant : «Si vous ne le faites pas, nous le ferons. Vous avez une véritable opportunité pour le faire vous-mêmes, ne ratez pas cette chance.» Colin Powell a expliqué à ses hôtes chinois que les États-Unis avaient parfaitement joué leur rôle stabilisateur dans la région, en réussissant jusqu'à présent à empêcher leurs alliés en Asie – le Japon et la Corée du Sud principalement – à ne pas se doter d'armements nucléaires. Et qu'il était maintenant de la responsabilité de la Chine d'empêcher cette prolifération en Corée du Nord.
Pendant ses entretiens à Pékin, M. Powell n'a pas brandi directement la menace d'une attaque américaine contre la Corée du Nord. «Il n'a jamais utilisé le mot guerre», affirme une source bien informée.
Mais cette menace de conflit a été indirectement formulée le 6 mars par M. Rumsfeld. A Washington, il a annoncé que le stationnement des forces américaines à proximité de la ligne de démarcation entre les deux Corée était devenu «gênant», et que ces hommes (l'essentiel des 37 000 soldats US positionnés en Corée du Sud) pourraient se replier vers le sud de la péninsule, ou vers d'autres bases dans le Pacifique. Le message, dans l'esprit des Américains, était limpide : en cas de bombardement américain pour détruire les installations nucléaires nord-coréennes de Yongbyon, les GI ne seraient plus à portée de tir de l'artillerie de Pyongyang.
Il n'est pas certain que ce dernier «message», qui s'adressait également à la Corée du Nord, ait encore été bien compris à Pékin. Mais la mise en garde de M. Powell a été prise très au sérieux. D'autant qu'elle a été martelée le 9 mars par Condoleezza Rice, la conseillère pour les questions de sécurité nationale du président Bush : «Nous n'avons pas peur de discuter mais nous devons le faire d'une manière qui mette le maximum de pression sur la Corée du Nord pour cette fois pas seulement geler son programme d'armement de destruction massive mais le démanteler... La Chine a des responsabilités», a-t-elle déclaré. L'Administration américaine, qui a longtemps donné l'impression de tâtonner, voire de diverger, sur la crise avec Pyongyang, affiche cette fois clairement sa politique.
Celle-ci fait l'objet d'intenses discussions au sein de l'état-major de l'Armée populaire de libération (le seul vrai lien entre les Chinois et les Nord-Coréens est celui des officiers supérieurs des deux pays qui se sont battus côte à côte entre 1950 et 1953). Mais, surtout, la crise agite les instances dirigeantes du Parti communiste chinois (PCC). Car il ne fait plus de doute que dès que l'offensive américaine en l'Irak sera bouclée, la Chine va se retrouver avec le risque d'une guerre à ses portes, sur les 700 km de ses frontières avec la Corée du Nord. Pour les chefs du PCC, qui jouent la stabilité avant tout pour conserver un taux de croissance leur permettant d'éviter les tensions sociales, et ainsi se maintenir au pouvoir, cette perspective de conflit est une catastrophe.
C'est un défi aussi pour une diplomatie chinoise qui se réveille brutalement à la nécessité de réagir vite, lorsque les intérêts du pays sont en jeu. L'empire du Milieu ne peut plus jouer l'isolement, dans un monde où les marchés étrangers dictent son développement.
De ce point de vue, l'affaire irakienne est un test : la Chine importe aujourd'hui 40% de son pétrole, et 60% des fournisseurs de Petrochina sont au Moyen-Orient. Elle redoute naturellement la remise en question de ses contrats dans la région (elle a été rassurée sur ce point par les États-Unis). Plus fondamentalement encore, la Chine partage la vision «multilatérale» des Français et des Russes, et rejette d'autant plus la doctrine Bush des guerres «préemptives» que la guerre en Irak conduit à celle contre la Corée du Nord. A court terme, la guerre en Irak étant inexorable, les Chinois sont pragmatiques : ils préfèrent suivre Paris et Moscou, en se battant bec et ongles contre une seconde résolution au Conseil de sécurité de l'ONU. Cette résolution n'obligerait-elle pas à un affrontement direct ou voilé avec les États-Unis, à travers un veto ou à une abstention à l'ONU ? Ne serait-ce pas déraisonnable ? La Chine n'est-t-elle pas déjà ligotée à l'Amérique par son excédent commercial aux États-Unis (103 milliards de dollars en 2002) ?
C'est au nom de ce pragmatisme et de la crise à venir sur la Corée du Nord que Li Zhaoxing sera nommé mardi prochain à la tête de la diplomatie chinoise. Ancien ambassadeur à Washington entre 1998 et 2001, au moment du bombardement de l'ambassade chinoise à Belgrade, l'homme a la réputation d'avoir su faire entendre la voix de la Chine aux États-Unis en période de haute tension.
Cette fois cependant, il faudra des arguments très solides aux Chinois pour éviter un raid américain sur la Corée du Nord d'ici à quelques semaines. Pour l'heure, les dirigeants à Pékin se contentent de prétendre devant leurs homologues américains qu'ils n'exercent plus d'influence sur Kim Jong-il, le dictateur de Pyongyang, et que les réformes prônées par les Chinois en Corée du Nord ont été balayées par les «durs» du régime. L'Administration Bush rétorque que ce régime ne tiendrait pas sans l'aide matérielle de Pékin. «Les Chinois font passer des messages aux Nord-Coréens par le biais de leur ambassade à Pékin. Ils semblent empêtrés dans leur crainte de ne pas réussir, de perdre la face sur ce dossier. C'est ridiculement insuffisant», constate un bon observateur.
A n'en pas douter, l'un des premiers déplacements de Li Zhaoxing sera une visite à Pyongyang.
ericjeanloicbreton |
| 2003-03-16 12:19:16
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COREE DU NORD
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Jeudi 13 mars 2003
COREE DU NORD
• LEMONDE.FR | 13.03.03 | 09h00• MIS A JOUR LE 13.03.03 | 10h15Les manœuvres coréennes effraient le Japon
La presse japonaise bruit, jeudi 13 mars au matin, des rumeurs de lancement d'un missile nord-coréen Rodong de moyenne portée, peut-être d'ici quelques jours. Au vu de ses caractéristiques, ce missile serait potentiellement capable d'atteindre quasiment tous les endroits du Japon.
"Des véhicules de l'armée nord-coréenne se sont rassemblés autour de divers sites de lancement de missiles Rodong au nord-est et dans d'autres zones de Corée du Nord", indique le Yomiuri Shimbun. Le Mainichi souligne de son côté que des barils de carburant liquide pouvant être utilisés pour des missiles Rodong ont été sortis des installations de stockage nord-coréennes. Sur ce point, le Yomiuri précise que les responsables militaires japonais et américains s'activeraient pour savoir si Pyongyang a déjà injecté ce carburant dans des missiles Rodong sur ses sites de lancement.
Les informations concernant ce lancement ont apparemment été transmises au gouvernement japonais par le quartier général de l'armée américaine au Japon et s'appuieraient sur des analyses de données recueillies par des satellites-espions et d'autres sources. L'agence japonaise de la défense aurait, depuis, intensifié sa surveillance des opérations nord-coréennes en envoyant en mer du Japon le Myoko, un contre-torpilleur des forces d'autodéfense équipé d'un système de pointe de détection des missiles, ajoute le Yomiuri.
Les autorités nippones refusent de confirmer toutes ces indications. Interrogé, le secrétaire général adjoint du gouvernement, Shinzo Abe, a indiqué que Tokyo n'avait pas reçu d'"informations détaillées, ni permettant de tirer la conclusion" que la Corée du Nord préparerait un tir imminent de missile. Selon un porte-parole de l'Agence de défense, celle-ci n'a pas non plus reçu d'"informations pressantes" sur les Rodong. Il n'a pas voulu donner la position du Myoko, mais a nié qu'il soit en train de collecter des informations liées aux missiles nord-coréens. Les mouvements observés pourraient faire partie d'un entraînement ayant lieu chaque année, avance, en outre, le Mainichi.
La situation inquiète en tout cas Séoul. Le président sud-coréen, Roh Moo-hyun, a demandé jeudi aux Etats-Unis d'ouvrir "d'urgence" des discussions avec la Corée du Nord sur le nucléaire. "Une autre guerre dans la péninsule réduirait notre prospérité en un instant", a dit le président Roh, qui a fait du maintien de la paix une priorité de son mandat commencé le mois dernier.
Pour l'instant, Washington n'a pas répondu à cet appel à une relance des négociations. Par contre, les forces américaines ont envoyé le bateau de repérage de missiles USS Invincible à la base navale de Sasebo, à Kyushu, principale île du sud de l'archipel, et un avion de collecte d'informations RC-135 S sur la base aérienne de Kadena, à Okinawa. Des responsables américains, qui se sont exprimés sous le couvert de l'anonymat, ont indiqué que les Etats-Unis reprenaient leurs vols de "reconnaissance" militaires dans l'espace aérien international au large de la Corée du Nord, après une interruption provoquée par la prise en chasse d'un avion-espion par des appareils nord-coréens le 2 mars. Les responsables interrogés n'ont pas précisé si les vols avaient déjà effectivement repris, mais ils ont indiqué que des plans en ce sens avaient été établis. Enfin, six chasseurs F-117 ont été envoyés en Corée du Sud, où ils doivent, officiellement, participer à une semaine de manœvres du 19 au 26 mars.
Les analystes militaires estiment que la Corée du Nord possède une centaine de missiles Rodong, dont la portée est d'environ 1 300 km. En mai 1993, la Corée du Nord avait lancé un missile Rodong qui avait terminé sa course en mer du Japon, puis, en 1998, elle avait tiré un missile balistique Taepodong qui avait survolé Honshu, la principale île du Japon. Pyongyang avait ensuite annoncé qu'il ne réaliserait plus d'autres essais, avant de décréter, à la fin de l'année dernière, que le moratoire n'était plus en vigueur
Avec AFP et Reuters
ericjeanloicbreton |
| 2003-03-13 11:35:51
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COREE DU NORD
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Jeudi 6 mars 2003
COREE DU NORD

COREE DU NORD Fuir ou mourir La réforme économique en Corée du Nord est un échec complet, au point que le pays pourrait connaître sous peu des heures encore plus noires qu’au pire moment de la famine de 1996. Des réfugiés témoignent dans la “Far Eastern Economic Review”.
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| (DR) |
Ils sont quatre pauvres hères réfugiés dans une ferme chinoise située à quelques kilomètres de Yangi, près de la frontière avec la Corée du Nord : quatre Nord-Coréens qui ont franchi la rivière Tumen à pied, profitant du froid qui avait gelé l’eau “et qui, depuis, se terrent dans une grange, sortant le moins possible de crainte d’être dénoncés à la police chinoise”, note la “Far Eastern Economic Review”.
Ces réfugiés, pour l’instant, sont accueillis par une famille d’origine coréenne qui appartient à un réseau secret de chrétiens dont le but est d’aider les malheureux qui parviennent à fuir le dernier “paradis stalinien” du monde. “On estime entre 140 000 et 300 000 les transfuges du régime de Pyongyang qui se cachent aujourd’hui en Chine”, précise la “FEER”, qui est allée à la rencontre des quatre personnes, en respectant leur anonymat afin de ne pas leur nuire.
Deux millions de morts de faim
“Nous devons fuir, nous n’avons pas le choix”, affirme l’une des quatre réfugiés, une veuve de 36 ans dont le mari est mort en raison d’une malnutrition chronique. Pourtant, explique la “FEER”, quelques jours avant sa fuite, “la malheureuse et ses quelques centaines de voisins du petit village frontalier où elle vit ont été réunis pour écouter un officiel du Parti, qui les a alors avertis : la frontière avec la Chine allait être encore plus surveillée. Et le fonctionnaire de conclure son discours par un ‘Ne songez même pas à partir : c’est mieux de mourir chez nous’”, raconte l’hebdomadaire de Hong Kong.
Avec le risque de décéder jeune. En effet, ajoute la “FEER”, “la situation en Corée du Nord est aujourd’hui peut-être encore pire qu’en 1996”, l’année de la famine dont on pense qu’elle a coûté la vie à 2 millions de personnes. Accusées de cette improbable détérioration : les réformes économiques commencées en juillet dernier et voulues par Kim Jong-il, afin de “revitaliser son pays et d’attirer les investisseurs américains, sud-coréens ou japonais”.
Kim Jong-il est aux abois
Si l’argent n’est pas venu, l’inflation en revanche a décollé : 400 % en quelques mois. Le won, la monnaie nord-coréenne, s’échange aujourd’hui au cours de 700 wons pour 1 dollar, alors qu’avant les réformes sa valeur était de 200 wons pour 1 dollar. Le prix d’un kilogramme de maïs, un produit qu’à peu près tout Nord-Coréen pouvait s’acheter il y a peu, a doublé, pour atteindre 70 wons, un tarif similaire à celui du kilogramme de riz.
Pour autant, les salaires n’augmentent pas. “Dans le cadre de la réforme, les ouvriers d’une mine de charbon devaient être augmentés à 2 500 wons par mois”, explique la “FEER”. L’un d’entre eux, qui a fui, précise : “Nous n’avons reçu que 800 wons, et cela s’est arrêté en octobre. Les mineurs en ont tellement marre de ne rien toucher que certains osent même ne plus venir travailler, alors qu’ils risquent six mois de travaux forcés.”
Certains analystes interprètent même la radicalisation actuelle du régime de Pyongyang comme la conséquence de l’échec de la réforme. “Kim Jong-il est aux abois et il cherche donc à obtenir un maximum d’avantages économiques pour juguler la crise dans laquelle se trouve son pays”, rapporte la “FEER”. En attendant, affirme la veuve réfugiée, la population “n’a que deux choix : mourir, ou franchir la Tumen”.
EG
Le fisc a la cote, “The East African”, Nairobi Les autorités kényanes peuvent se réjouir : de nombreux hommes d’affaires associés au régime de l’ancien président Daniel arap Moi se présentent spontanément pour “mettre de l’ordre dans leurs dossiers fiscaux”, constate “The East African”. Ainsi, les mesures mises en place par le gouvernement pour “boucher les ouvertures par lesquelles s’échappaient près de 500 millions de dollars d’impôt sur le revenu par an” commencent à porter leurs fruits. Cet argent était détourné via Eldoret, troisième aéroport international du pays et “citadelle de la corruption”. En effet, “des commerçants sans scrupule fraudaient les règlements douaniers” en récupérant des marchandises en transit destinées aux pays voisins, pour les vendre sur le marché local.
Organes vivants dans un corps mort, “Wired”, San Francisco “Les tristes néons rappellent l’atmosphère d’un casino de Las Vegas” - sauf qu’ici nous sommes dans le service de soins intensifs d’un hôpital californien, où douze patients sont rassemblés… Ces douze patients sont morts, mais leurs corps sont maintenus artificiellement en vie par de savants appareillages, pour “conserver leurs organes vitaux” : cœur, foi, poumons ou reins… Ici, explique “Wired” - qui a réalisé un long reportage sur le sujet -, “l’organe est le patient et le patient un simple contenant. C’est l’endroit le plus sûr pour conserver des organes jusqu’à ce qu’un chirurgien soit prêt à faire une transplantation.” La durée de vie d’un cœur conservé dans de la glace est de six heures et altère grandement l’organe. En revanche, dans un corps, les organes vitaux peuvent rester intacts pendant vingt-quatre heures, assez de temps pour trouver un nouveau receveur”, pour une seconde vie.
Swiss, plus doué pour le ridicule que pour les affaires, “Dimanche. ch”, Lausanne La compagnie aérienne Swiss, déjà connue pour sa mauvaise gestion et ses difficultés économiques, se couvre aujourd’hui de ridicule. En effet, faisant preuve d’un manque total d’humour, elle menace de poursuites judiciaires une commerçante de Lausanne qui a eu l’audace de fabriquer et de vendre un tee-shirt dont le motif se moque gentiment de la compagnie. On peut y voir le logo de Swiss avec une vache qui s’étale de tout son long, évoquant ainsi une catastrophe financière. “Je trouve minable qu’une aussi grande compagnie s’attaque à moi”, a-t-elle déclaré, en précisant qu’à ce jour elle a vendu 50 de ces tee-shirts !
Parc à thème communiste, “Der Spiegel”, Hambourg Toujours aussi tendance en Allemagne, “l’ostalgie”, la nostalgie ironique de la défunte RDA, a inspiré à la petite société Massine Productions l’idée de créer un parc à thème à Berlin. Véritable “Honeckerland”, cet espace de 10 000 m2 devra permettre de “retrouver l’Est authentique”, avec flics armés, Trabis et “Club-Cola”, cette limonade socialiste qui remplaçait un certain breuvage américain. Investisseurs, à vos chéquiers, le Rideau de fer n’attend que vous pour reprendre du service !
Le chemin secret des caresses, “Québec Science”, Québec Une simple caresse peut replonger dans les bras de Morphée un bébé réveillé en sursaut et qui pleure. Or, chez le nourrisson, les récepteurs tactiles ne sont pas pleinement fonctionnels, note “Québec Science”. Un chercheur canadien vient cependant de montrer qu’”avant même d’être apte à percevoir le toucher un bébé naissant peut ressentir tout le plaisir que procure une caresse grâce à un réseau de fibres nerveuses qui en interprètent uniquement la dimension affective”. En fait, précise l’hebdomadaire, “le sens du toucher est d’une complexité incroyable, et tous les neurones assignés à la tâche ne naissent pas égaux. Alors que certains consacrent leur existence à transmettre au cerveau coups, pincements, brûlures ou frissons, d’autres sont entièrement voués à l’interprétation des caresses.” Seuls les masochistes doivent confondre les deux !
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ericjeanloicbreton |
| 2003-03-06 05:52:14
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COREE DU NORD
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Vendredi 28 février 2003
COREE DU NORD
Les terribles récits des réfugiés nord-coréens
 F. H. [28 février 2003]
 «La seule préoccupation, c'est manger !» disent-ils. «Tout le monde attend le dégel, le printemps, pour pouvoir déterrer les racines des herbes et les manger», explique Chui Shan-zhe, un paysan de 35 ans qui vient du centre de la Corée du Nord. «Chaque matin, avec ma femme, on se demande comment on va trouver un bol de maïs pour manger et tenir la journée», dit Jin Ming-hao, un paysan de 43 ans, originaire d'un village situé à 60 kilomètres à l'intérieur de la frontière. «Je n'avais pas de quoi faire manger ma fille de 2 ans qui était en train de mourir, alors je suis partie», raconte Li Yingzi, 35 ans. Pieds nus dans ses espadrilles bleues, elle est arrivée lundi dernier en Chine, à travers des montagnes enneigées, portant son enfant.
Combien sont-ils ? «Il en vient chaque jour, ils sont nombreux, juste un peu moins qu'en 1997, au moment de la grande famine», affirme le responsable de l'une des filières charitables qui s'en préoccupent. Mais comment compter ces familles ou ces individus, au long des 700 kilomètres de frontières communes entre la Chine et la Corée du Nord ?
Emprisonnés et battus par les soldats nord-coréens s'ils sont pris et s'ils n'ont pas les moyens de payer une rançon de 40 euros, pourchassés par les policiers chinois qui les traquent pour les refouler dans leur pays de misère, les cent mille à deux cent mille réfugiés nord-coréens en Chine se terrent. Car, depuis qu'un médecin allemand, en mars 2002, a organisé une filière pour faire entrer quelques-uns d'entre eux dans les ambassades étrangères de Pékin, la Chine a renforcé son contrôle de la frontière avec la Corée du Nord, et a rattrapé des milliers de ces réfugiés, les renvoyant de force au cauchemar qu'ils tentaient de fuir.
C'est ce que racontent à Yanji les animateurs des organisations caritatives. Les témoignages des cinq groupes de réfugiés que nous avons pu interroger se recoupent, et sont accablants.
Les réfugiés décrivent une Corée du Nord où la population est soumise à une disette chronique, une population qui est retournée à un stade animal, chacun tentant de survivre au mépris de toute dignité. Ils parlent également d'un régime en bout de course, qui tente de mobiliser tous les hommes de moins de 35 ans dans l'armée, mais qui ne bénéficie plus ni de crédibilité, ni du moindre soutien populaire. Les slogans guerriers de la dictature de Kim Jong-il font pouffer de rire les réfugiés nord-coréens. Ils décrivent également un régime de terreur, contre lequel personne n'a la force de se lever.
Yanji, une ville de quatre cent mille habitants, est le centre d'une région autonome où vivent deux millions quatre cent mille Chinois d'origine coréenne. La frontière avec la Corée du Nord est à une cinquantaine de kilomètres, souvent matérialisée par des rivières gelées, faciles à traverser. Seuls quelques postes frontières, comme dans le village de Kai Shantun, offrent des points de passage officiels et spectaculairement bien gardés. Dans cette région autonome de hautes collines, couvertes de mélèzes pelés et dont les routes sont défoncées par le gel, les habitants parlent tous coréen, et l'osmose avec la Corée du Nord voisine paraît naturelle.
Pour les réfugiés, c'est un leurre : ils sont trahis par leur accent particulier, et surtout par leurs vêtements misérables. Enfin, toutes les routes d'accès à Yanji sont sévèrement contrôlées par l'armée et par la police chinoises. Quelques Chinois coréens se sont groupés pour que, grâce à la bonne volonté de certains, les réfugiés soient immédiatement pris en main, nourris, soignés (la plupart arrivent avec des oreilles, des mains ou des pieds gelés), habillés de neuf (beaucoup n'ont pas de souliers), et envoyés discrètement vers l'intérieur de la région.
Les retrouver nécessite de longues marches, car ils sont cachés dans des montagnes enneigées, à 15 kilomètres au moins du premier village. Là-haut, ils vivent en hiver dans les refuges qu'occupent les bergers en été. Dans ces huttes noires de fumée, un âtre, quelques bassines et des instruments de cuisine. Seule la fumée qui s'échappe des abris en rondins, à moitié couverts de terre, trahit une présence humaine.
Le moindre bruit dans la forêt fait trembler les réfugiés. Une ou deux fois par mois, ils descendent au village, pour aller chercher un peu d'argent dans une famille sûre, qui fait partie du réseau de solidarité. Pour le reste, ils réussissent parfois à capturer un sanglier, et vendent au village leurs cueillettes de champignons, de légumes sauvages et d'herbes.
Kim Cheng-ri, 44 ans, vit dans l'une de ces huttes avec sa femme et ses deux enfants. L'homme est un peu moins édenté que son épouse. Il nous montre ses doigts de pied gelés. La fille a 18 ans et mesure 1,20 m. Il a fallu choisir de nourrir correctement un seul des deux enfants. C'est le garçon de 13 ans qui a été préféré...
En 1997, après avoir vu son frère mourir de faim, Kim a décidé de s'enfuir vers la Chine. «Lorsque nous sommes partis, dit-il, nous mangions de l'herbe. En Corée du Nord, les humains vivent comme des cochons. Ici, on peut manger un bol de riz chaque jour !» Des réfugiés de plus fraîche date – «innombrables», dit Kim – sont passés récemment dans sa cabane, en route vers d'autres huttes. Ils ont raconté que «le prix du riz a augmenté (en Corée du Nord), et que, même avec de l'argent, on ne peut plus en trouver sur le marché». Kim baisse les yeux et ajoute : «Je préfère mourir que de rentrer en Corée du Nord. Ici, je peux faire manger ma famille. Là-bas, c'est la mort.»
Aucun des réfugiés que nous avons pu interroger n'a jamais vu le moindre kilo de riz de l'aide internationale. Un riz que les Etats-Unis ne veulent plus payer, jugeant qu'il est revendu ou confisqué par les officiers de Kim Jong-il, pour servir de stock en cas de guerre.
Les ONG les plus honnêtes (Médecins sans frontières, par exemple) ont d'ailleurs préféré se retirer du pays.
Un responsable de la filière d'aide aux réfugiés en Chine se souvient d'avoir recueilli, l'an dernier, à la frontière une fillette famélique de 10 ans. «Ses parents lui avaient dit : «Il ne nous reste plus qu'un bol de farine de maïs, et nous allons tous mourir de faim. Alors, tu dois te sauver en Chine.» Et le père a conduit sa fille près de la frontière.» Un autre raconte : «Je suis allé en janvier en Corée du Nord, avec un visa, visiter des parents. Les gens là-bas ne pensent qu'à la nourriture. Cette année, parce que la récolte de l'automne 2002 a été mauvaise, il y a une vraie famine. La moitié des familles ont pour seul repas une soupe très claire, avec un peu de farine de maïs dedans et des légumes sauvages. Les plus pauvres n'ont pas de légumes dans la soupe. Les plus riches y mettent un peu de riz. Tous sont physiquement très faibles.»
Les femmes sont les plus nombreuses à partir. «Mon frère a deux enfants qui sont malades. Il ne peut rien faire, sinon leur donner un peu de bouillie de maïs, et les laisser souffrir. S'ils ont de la chance, ils vont vivre ; mais, plus probablement, ils vont mourir. Moi, j'ai préféré partir avec mon enfant», raconte Jin Chunyu, une réfugié de 30 ans, en précisant que 40% des habitants de son village, situé non loin de la frontière, se sont déjà enfuis vers la Chine.
C'est un exode plus massif encore (il y a vingt-deux millions de Nord-Coréens affamés) que les Chinois, comme les Sud-Coréens, veulent éviter. Pour ce faire, Pékin rejette l'argument selon lequel les Nord-Coréens fuient un régime de terreur qui a déjà coûté la vie à deux millions de personnes, pendant les famines de 1996 et de 1997. La Chine préfère qualifier les réfugiés d'«immigrants illégaux», en les renvoyant manu militari dans leur mouroir. Cela au grand dam du Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR), qui se trouve empêché d'intervenir à la frontière avec la Corée du Nord.
Cette politique cynique a un prix. La Chine, au moment où ses intérêts économiques deviennent universels, se retrouve dans une position ridicule à cause de son sinistre allié. En plein coeur de Pékin, le quartier des ambassades a dû être transformé en bunker, hérissé de barbelés, pour empêcher les réfugiés nord-coréens de sauter les grilles de toutes les chancelleries (1). Washington maintenant donne de la voix, exigeant que le gouvernement chinois calme le dictateur de Pyongyang, visiblement aux abois.
C'est sur la frontière entre les deux «pays frères», à Yanji, que l'on mesure toute l'horreur de ce régime stalinien agonisant. Li Xiang-yu, 18 ans, rêvait en fuyant la Corée du Nord, il y a deux ans, de choses simples : se nourrir et apprendre un métier. Comme des centaines d'autres femmes réfugiées, elle survit aujourd'hui en vendant ses charmes pour 8 euros la nuit. «Etre prostituée, c'est mieux que d'être vendue à un mari chinois qu'on n'aime pas et de faire des enfants à cet homme», dit-elle, heureuse d'avoir échappé à la faim quotidienne.
De ses parents, restés là-bas, à quelques kilomètres, dans l'enfer sur terre, non, elle n'a plus de nouvelles.
(1) Depuis mars 2002, cent trente Nord-Coréens se sont réfugiés dans des ambassades à Pékin, avant d'être expatriés en Corée du Sud.
ericjeanloicbreton |
| 2003-02-28 13:01:57
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COREE DU NORD
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Mardi 18 février 2003
COREE DU NORD
Pyongyang menace une nouvelle fois les USA Le régime nord-coréen estime que l'envoie de troupes américaines à sa frontière est un cause de rupture de l'armistice signée en 53 par les 2 pays.
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 L'emblème de la République démocratique populaire de Corée | La Corée du Nord a menacé de rompre l'armistice de 1953 qui avait mis fin à la guerre de Corée, accusant les Etats-Unis de comploter une attaque préventive contre l'Etat communiste. Un porte-parole de l'Armée du peuple de Corée du Nord a affirmé que les Etats-Unis renforçaient leur dispositif militaire autour de la péninsule coréenne dans la prévision d'une attaque, a annoncé l'agence de presse officielle de Corée du Nord KCNA.
"Les actes de guerre" américains
"La grave situation que créent les actes de guerre non déguisés commis par les Etats-Unis en violation de l'armistice contraint l'Armée du peuple de Corée à prendre immédiatement toutes les mesures pour y faire face", dit le porte-parole non-identifié. "Si les Américains continuent à violer l'armistice, (la Corée du Nord) n'aura plus besoin de rester lié à cet accord", poursuit-il. La guerre de Corée (1950-1953) s'était achevée avec un armistice, et non un traité de paix. La péninsule est théoriquement toujours en guerre, et la frontière entre les deux Corée est la plus militarisée du monde. La déclaration nord-coréenne, diffusée mardi par KCNA, a été rendue publique lundi par le porte-parole de l'armée à Panmunjon, un village où le commandement des forces des Nations unies et les chefs militaires nord-coréens se rencontrent pour contrôler l'armistice. (AP)
ericjeanloicbreton |
| 2003-02-18 09:23:17
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COREE DU NORD
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Jeudi 13 février 2003
COREE DU NORD
La Corée du Nord
PYONGYANG, 13 fév (AFP) - La Corée du Nord, qui a déclaré jeudi avoir la capacité de frapper des cibles américaines partout dans le monde en cas d'"autodéfense", est dirigée par Kim Jong-Il, 60 ans, depuis la mort de son père Kim Il-Sung en 1994, gagnant ainsi le sobriquet de "première dynastie communiste".
Après un demi-siècle d'autarcie quasi complète depuis la fin de la guerre de Corée (1950-1953), le pays est touché depuis 1996 par une famine qui a fait, selon des organisations humanitaires, entre deux et trois millions de morts. Selon l'ONU, un tiers de la population est nourrie grâce à l'aide internationale. En janvier 2002, le président américain George W. Bush a accusé Pyongyang de constituer, avec l'Irak et l'Iran, un "axe du mal", affamant sa population tout en cherchant à se doter d'armes de destruction massives.
SITUATION GEOGRAPHIQUE: la Corée du Nord (132.237 km2) occupe la partie septentrionale de la péninsule coréenne, au nord-est du continent asiatique. Bordée par la mer Jaune à l'ouest et la mer du Japon à l'est, elle est encadrée par la Chine, la Russie et la Corée du Sud.
POPULATION: 22,4 millions (2001, selon l'ONU).
CAPITALE: Pyongyang.
LANGUE: coréen.
RELIGION: bouddhisme, christianisme, et chundo kyo (religion propre à la Corée alliant des éléments des doctrines chrétienne, bouddhiste et chamaniste) sont pratiqués sous haute surveillance.
HISTOIRE: le royaume indépendant de Corée est annexé et colonisé par le Japon en 1910. En 1945, l'URSS occupe le Nord qui devient la République démocratique, le 9 septembre 1948, et les Américains le Sud, la République de Corée. Pyongyang envahit le Sud en juin 1950, déclenchant la guerre de Corée qui se poursuivra contre les forces de l'ONU emmenées par les Etats-Unis jusqu'en 1953. Depuis, Pyongyang et Séoul sont toujours théoriquement en guerre, faute de traité de paix.
La Corée du Nord a été dirigée pendant 46 ans par Kim Il-Sung jusqu'à sa mort en juillet 1994. Son fils Kim Jong-Il lui a succédé comme secrétaire général du Parti des travailleurs (parti unique au pouvoir), en octobre 1997.
En juin 2000, la visite historique à Pyongyang du président Kim Dae-Jung a permis de renouer un dialogue incertain avec la Corée du Sud, 55 ans après la partition.
INSTITUTIONS POLITIQUES: Etat communiste reposant notamment sur l'idée du "juche" (autosuffisance). Le pouvoir est concentré dans les mains d'un groupe restreint de dirigeants.
L'Assemblée populaire suprême (parlement) compte 687 membres et élit le président et le Premier ministre.
ECONOMIE: charbon, acier et agriculture. L'économie s'est effondrée après la disparition de l'URSS en 1991. Les Occidentaux s'étaient engagés en 1994 à lui fournir 500.000 tonnes de pétrole par an en échange de l'arrêt de son programme nucléaire, dans l'attente de la construction par un consortium de deux réacteurs à eau pressurisée. Ces livraisons ont été interrompues en décembre 2002 en représailles après l'annonce par Washington de la poursuite d'un programme nucléaire.
PNB par tête: près de 600 dollars.
DETTE EXTERIEURE: estimée à 12 milliards de dollars.
FORCES ARMEES: environ un million d'hommes.
En septembre 1999, la Corée du Nord a accepté de geler son programme de missiles balistiques, vendus à plusieurs pays. En échange, elle a obtenu un assouplissement des sanctions américaines datant de 1953.
Le 10 janvier 2003, Pyongyang a annoncé son retrait du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP).
| Le développement nucléaire de la Corée du Nord
SEOUL, 13 fev (AFP) - Voici les principales étapes connues du développement nucléaire de la Corée du Nord:
Début des années 1960: construction d'un centre de recherches nucléaires à Yongbyon (90 km au nord de Pyongyang).
1965: assemblage d'un réacteur nucléaire de recherche "IRT-2M" de fabrication soviétique.
Milieu des années 1970: assemblage d'un second réacteur.
1985: les Etats-Unis annoncent avoir les preuves que la Corée du Nord assemble secrètement un réacteur nucléaire près de Yongbyon.
1985: la Corée du Nord signe le traité de non prolifération nucléaire, mais refuse de signer les accords sur la sécurité nucléaire avec l'Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA).
Janvier 1992: cédant à la pression internationale, Pyongyang signe finalement les accords sur la sécurité nucléaire.
Février 1993: la Corée du Nord rejette une demande d'inspection de deux sites soupçonnés d'abriter du combustible nucléaire, formulée par l'AIEA.
Mai 1993: la Corée du Nord teste un missile à capacité nucléaire d'une portée de 1.000 kilomètres.
Juin 1993: la Corée du Nord abandonne ses menaces de retrait du traité de non prolifération nucléaire.
Décembre 1993: Pyongyang accepte d'avoir des conversations avec l'AIEA.
Juillet 1994: mort du dictateur nord-coréen Kim Il-Sung conduisant à l'annulation d'un sommet prévu avec le président sud-coréen Kim Young-Sam.
Octobre 1994: la Corée du Nord et les Etats-Unis signent un accord prévoyant le gel du programme militaire nucléaire nord-coréen en échange de la livraison de deux réacteurs civils.
Janvier 1995: Washington assouplit ses sanctions économiques.
Avril 1997: les Etats-Unis annoncent pour la première fois que, dès 1994, la Corée du Nord avait produit suffisamment de plutonium pour fabriquer "au moins un engin nucléaire".
Novembre 1999: la Corée du Sud estime que le Nord a suffisamment de plutonium pour assembler 10 petites bombes nucléaires.
Décembre 1999: un accord est signé entre les deux Corées et un consortium international mené par les Etats-Unis, portant sur la construction de deux réacteurs nucléaires à eau légère "sécurisés" en Corée du Nord.
Juillet 2000: la Corée du Nord menace de relancer son programme de développement nucléaire pour protester contre ce qu'elle considère comme des retards dans la construction des deux réacteurs à eau légère.
Avril 2001: l'AIEA estime que la Corée du Nord "a probablement une ou deux bombes nucléaires", mais rappelle qu'elle n'a pas pu faire d'inspection sur place depuis 1994.
--2002--
Août: la première pierre des deux réacteurs à eau légère est posée.
Octobre: la Corée du Nord admet devant l'envoyé spécial américain James Kelly qu'elle poursuit un programme de fabrication de combustible nucléaire militaire.
14 nov: les Etats-Unis et leurs alliés décident de suspendre les livraisons de fioul à la Corée du Nord à partir de décembre.
12 déc: Pyongyang annonce qu'elle va réactiver son programme nucléaire, présumé gelé depuis l'accord de 1994.
21 déc: démontage des caméras surveillant la centrale de Yongbyon. Pyongyang brise des scellés posés par l'AIEA sur des conteneurs renfermant des barres de combustibles nucléaires. Le 25, des barres de combustible sont transportées dans le bâtiment du réacteur de la centrale.
27 déc: Pyongyang ordonne le départ des deux derniers inspecteurs de l'AIEA. Ils sont expulsés le 31.
31 déc: George W. Bush déclare que la situation de crise peut être résolue pacifiquement.
--2003--
10 jan: la Corée du nord se retire du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP).
5 fev: Pyongyang annonce avoir redémarré ses installations nucléaires pour produire de l'électricité.
12 fev: Le conseil des gouverneurs de l'AIEA accuse Pyongyang de violer ses engagements de non-prolifération nucléaire et saisit le Conseil de sécurité de l'Onu.
Pas de sanctions immédiates contre la Corée du nord
VIENNE, 12 fév (AFP) - Le Conseil des gouverneurs de l'AIEA, qui a saisi mercredi le Conseil de sécurité de l'Onu du contentieux nord-coréen, est opposé à des sanctions immédiates contre Pyongyang, a déclaré mercredi le directeur général de l'AIEA.
"Tous les membres (du Conseil des gouverneurs) ont fait savoir que ce n'était pas le moment d'appliquer immédiatement des sanctions" contre la Corée du nord, a déclaré M. Mohamed ElBaradei dans une conférence de presse.
Le conseil des gouverneurs de l'Agence Internationale de l'Energie Atomique a adopté mercredi par 31 voix pour et deux abstentions une résolution qui saisit le Conseil de sécurité de la violation par la Corée du nord de ses obligations de non-prolifération nucléaire, ouvrant la voie à l'imposition de sanctions à Pyongyang. Seules la Russie et Cuba se sont abstenus.
Le Conseil de sécurité est seul habilité à prendre des sanctions contre la Corée du nord, qui a averti qu'elle les considèrerait comme une déclaration de guerre. |
ericjeanloicbreton |
| 2003-02-13 09:40:15
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