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Dimanche 1 juin 2003
SHARON
AFP Général
International, dimanche 1 juin 2003
Sharon envisage de démanteler des colonies sauvages après Aqaba
JERUSALEM (AFP) - Le Premier ministre israélien Ariel Sharon a envisagé dimanche le démantèlement de colonies sauvages israéliennes dans les territoires palestiniens à l'issue du sommet d'Aqaba (Jordanie), qui doit se tenir mercredi prochain, a-t-on appris de source gouvernementale.
"Il se pourrait bien que nous démantelions des implantations illégales" à l'issue du sommet, a déclaré M. Sharon lors du conseil des ministres hebdomadaire, selon cette source.
On ne sait pas encore si M. Sharon fera une annonce à ce sujet pendant le sommet d'Aqaba, où il rencontrera le Premier ministre palestinien Mahmoud Abbas et le président américain George W. Bush.
En réaction aux propos de M. Sharon, le leader du parti ultranationaliste PNR (Parti national religieux), le ministre de l'Habitat Effi Eytam, s'est déclaré hostile à tout démantèlement et même à "tout débat sur un démantèlement".
"Ce serait un cadeau au terrorisme alors qu'on ne voit aucun signe du côté palestinien pour l'arrêter", a-t-il déclaré à la télévision publique.
Le leader du parti centriste laïc Shinouï, le ministre de la Justice Tommy Lapid, a affirmé pour sa part que des "colonies illégales devaient être évacuées tout simplement parce qu'elles sont illégales".
Selon lui, ce démantèlement devrait être effectué dès un arrêt des violences.
Les Etats-Unis ont pressé à de nombreuses reprises Israël d'évacuer ces colonies sauvages.
En acceptant le plan de paix international baptisé "feuille de route", Israël s'est en principe engagé à démanteler tous les points de colonisation établis depuis l'entrée en fonctions du premier gouvernement Sharon, en mars 2001.
La "feuille de route" exige en effet un "gel de toute activité de colonisation y compris de l'expansion naturelle" des implantations, et le "démantèlement des points de colonisation établis depuis mars 2001".
Début mai, le ministre israélien de la Défense Shaoul Mofaz a décidé toutefois de suspendre le démantèlement d'une dizaine de ces points de colonisation en attendant que leur statut juridique soit clarifié.
Depuis lors, des colons israéliens ont installé deux nouveaux points de peuplement sauvages dans la région de Hébron, dans le sud de la Cisjordanie.
Le mouvement israélien La Paix Maintenant, opposé à la colonisation des territoires palestiniens considérée comme illégale par la communauté internationale, évalue à 62 ou 63 le nombre de points de colonisation sauvages, habités ou non, érigés depuis mars 2001.
Au total, 116 points de colonisation sauvage ont été créés depuis 1996, selon les chiffres de La Paix Maintenant, corroborés par d'autres sources.
Certains sont présentés comme des "fermes", les autres comme de simples quartiers de colonies existantes, et la plupart ont reçu a posteriori l'aval des autorités.
Quelque 220.000 colons sont installés dans environ 160 colonies en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, sans compter les douze quartiers de colonisation érigés à Jérusalem-est occupée et annexée depuis 1967, où vivent plus de 200.000 Israéliens.
ms/hj tf
Catégorie : Politique nationale et internationale
Sujet(s) uniforme(s) : Frontières et territoires; Politique extérieure et relations internationales
Sujet(s) - AFP Général : PO; sommets; Israël; colonies
Heure de publication : 15:14 GMT
Taille : Moyen, 348 mots
© 2003 AFP. Tous droits réservés.
Doc. : 20030601AF0FRS527_152_171410
ericjeanloicbreton |
| 2003-06-01 15:16:59
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SHARON, ISRAEL
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Vendredi 30 mai 2003
PROCHE-ORIENT
PROCHE-ORIENT
Vers une déclaration commune
israélo-palestinienne
Les Premiers ministres israélien et palestinien qui se sont rencontrés jeudi pour discuter de la "feuille de route" ont décidé de publier une déclaration commune lors du sommet d'Aqaba. La rencontre a été jugée "très positive".
Mahmoud Abbas (AP)
Le Premier ministre israélien Ariel Sharon et son homologue palestinien Mahmoud Abbas se sont rencontrés jeudi pour examiner l'application du plan de paix de la "feuille de route" et ont décidé de publier une déclaration commune à ce sujet lors du sommet d'Aqaba en Jordanie mercredi prochain.
La rencontre des deux Premiers ministres, la seconde depuis la prise de fonctions de M. Abbas, est la première depuis que le gouvernement israélien a accepté la "feuille de route", dimanche dernier. Elle intervient alors que George W. Bush, Ariel Sharon et Mahmoud Abbas doivent se rencontrer mercredi à Aqaba en Jordanie lors d'une réunion qui devrait consacrer le lancement de la "feuille de route", qui doit aboutir en 2005 à la création d'un Etat palestinien.
Le première phase définie par la feuille de route est la déclaration officielle par les Israéliens et les Palestiniens de leur renoncement à la violence et la reconnaissance mutuelle de leur droit à la sécurité et à un Etat. "Nous prévoyons que ces déclarations (...) seront prononcées pendant le sommet", a déclaré le ministre palestinien des Affaires étrangères Nabil Shaath.
Une rencontre positive
La rencontre de jeudi a pour sa part été qualifiée de "très positive", tant par les Palestiniens que les Israéliens.
"La rencontre (...) a été très positive et les Israéliens ont promis de prendre des mesures bienvenues pour alléger les souffrances du peuple palestinien", a déclaré le ministre palestinien de l'Information, Nabil Amr à l'issue de la réunion.
La réunion s'est déroulée dans une "atmosphère très bonne et très positive", a également indiqué la présidence du conseil israélienne dans un communiqué.
Pour sa part, le bureau de M. Abbas a qualifié dans un communiqué la réunion de "sérieuse, franche et bénéfique", ajoutant que l'acceptation de la "feuille de route" par les deux camps serait "renforcée" lors des deux sommets successifs sur le Proche-Orient qui se tiendront la semaine prochaine en Egypte et en Jordanie.
Israël a promis, pendant la réunion, "de prendre des mesures pour préparer la voie à une application totale de la "feuille de route"", selon le communiqué.
Levée du bouclage contre cessez-le-feu
Le Premier ministre israélien Ariel Sharon a annoncé jeudi soir à son homologue palestinien Mahmoud Abbas qu'il allait lever d'ici samedi le bouclage de la Cisjordanie et libérer certains prisonniers, tout en exigeant de lui une répression rapide et totale des groupes terroristes.
Les discussions interviennent alors que le chef du gouvernement palestinien espère parvenir à un accord de cessez-le-feu avec le Mouvement de la résistance islamique (Hamas) dès la semaine prochaine.
Vendredi, le mouvement radical islamiste a exigé un "arrêt de l'agression" israélienne avant tout arrêt de ses attaques et sévèrement critiqué la rencontre entre Ariel Sharon et Mahmoud Abbas.
"Le peuple palestinien n'a pas fait tous ces sacrifices pour obtenir en échange la libération d'un ou deux détenus et le droit pour quelques ouvriers de travailler" en Israël, a-t-il ajouté en allusion aux "allègements" promis jeudi soir par l'Etat hébreu.
Cette déclaration intervient alors qu'un kamikaze palestinien a trouvé la mort vendredi avant l'aube dans la bande de Gaza en tentant de s'infiltrer en territoire israélien, près du passage frontalier de Sufa.
Trois heures
Durant la rencontre de près de trois heures, Ariel Sharon a dit à Mahmoud Abbas qu'en signe de bonne volonté, il allait unilatéralement lever d'ici samedi le bouclage de la Cisjordanie, en place depuis deux semaines, et permettre à certains Palestiniens d'aller travailler en Israël.
L'Etat hébreu va aussi assouplir certains barrages routiers autour des villes palestiniennes et prévoit de libérer certains prisonniers, ont rapporté des responsables israéliens et palestiniens. Parmi ces prisonniers se trouveraient Khaled Abu Sukar, le plus vieux Palestinien détenu par les Israéliens, et Tayseer Khaled, un membre du comité dirigeant de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP).
Mettre un terme au terrorisme
Ariel Sharon a exigé que Mahmoud Abbas "agisse avec fermeté pour mettre un terme au terrorisme (...), démanteler les organisations terroristes, arrêter les terroristes, confisquer les armes illégales, empêcher l'incitation au terrorisme et créer une atmosphère de paix", selon un communiqué des services du Premier ministre israélien.
En contrepartie, Israël retirera ses troupes de certaines régions de la Cisjordanie et de la Bande de Gaza et permettra aux Palestiniens d'y assurer la sécurité, poursuit le communiqué.
Si les Palestiniens mettent fin au terrorisme, Israël commencera les négociations qui permettront d'établir "un Etat palestinien provisoire et ensuite un Etat permanent", a déclaré M. Sharon à M. Abbas, selon le communiqué.
"Le redéploiement des troupes dépend du combat incessant contre le terrorisme", a souligné Raanan Gissin, un conseiller d'Ariel Sharon.
Le ministre palestinien des Affaires étrangères Nabil Shaath a expliqué que l'Autorité palestinienne serait prête à assurer la sécurité dans ces régions "après avoir conclu un accord de cessez-le-feu avec le Hamas et les autres groupes palestiniens. A présent, nous allons faire de notre mieux pour décrocher cet accord (...) et je suis optimiste".
Cependant, dans un communiqué faxé à l'Associated Press à Gaza, les Brigades des martyrs d'Al-Aqsa, liées au Fatah, affirment qu'elles continueront le combat "en tout temps et en tout lieu tant que les occupants prennent nos terres, que nos prisonniers sont toujours en prison et que nos réfugiés vivent loin de chez eux". (avec AP)
ericjeanloicbreton |
| 2003-05-30 10:59:38
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SHARON, ISRAEL, PROCHE-ORIENT
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Mercredi 28 mai 2003
SHARON
Pour la première fois, le premier ministre a employé le terme d'«occupation» des territoires palestiniens
Sharon fait tomber un tabou israélien
Jérusalem : Marc Henry
[28 mai 2003]
«Occupation» : jusqu'à présent le mot était banni par les dirigeants israéliens. Mais Ariel Sharon a fait tomber le tabou. «Maintenir 3,5 millions de Palestiniens sous occupation, c'est terrible, cela ne pourra pas continuer éternellement», a lancé le premier ministre devant le groupe parlementaire du Likoud, son parti.
Ces propos, jusqu'à présent l'apanage de la frange la plus à gauche du Parti travailliste, ont provoqué un véritable choc. Signe des temps : des responsables du ministère des Affaires étrangères se sont réunis d'urgence hier pour savoir si le mot «occupation» que les diplomates avaient interdiction d'employer pouvait maintenant faire partie du vocabulaire des représentants israéliens à l'étranger.
En attendant une décision, Elyakim Rubinstein, le conseiller juridique du gouvernement, s'est mis de la partie. Selon lui, le recours au mot «occupation» est «susceptible de porter atteinte aux intérêts israéliens dans le monde». Ce terme a également déclenché une minifronde au sein du Likoud. Une dizaine de députés sur 40 du grand parti de la droite ont dénoncé vertement celui qui les a pourtant menés à une victoire électorale écrasante au début de l'année. «Ce mot est faux, les véritables occupants, ce sont les Palestiniens», s'est ainsi exclamé Uzi Landau, ministre du Likoud. Très embarrassé, Silvan Shalom, le chef de la diplomatie, a préféré esquiver l'obstacle. «Chacun choisit comme il l'entend sa propre terminologie», s'est borné à expliquer le ministre des Affaires étrangères.
Ces réactions à fleur de peau ont poussé Ariel Sharon a faire en partie machine arrière. Il a ainsi affirmé hier qu'il avait employé le mot «occupation dans le sens juridique et non pas comme les gens ont l'habitude de l'utiliser». Une explication alambiquée qui n'est pas à la hauteur de la confusion créée. Ariel Sharon a en effet brouillé des pistes. Le recours au terme kibouch' («occupation» en Hébreu) dans une conversation privée ou un débat public permettait immédiatement de classer sans trop de risque d'erreur celui qui l'utilisait comme faisant partie du «camp de la paix», tandis que ceux qui évitaient comme la peste cette formule avaient toutes les chances d'appartenir au «camp national» de la droite et des colons.
Toute la question est de savoir si cette révolution sémantique reflète un réel changement d'Ariel Sharon. Une partie des médias, échaudée par les volte-face passées du premier ministre, reste sceptique. Les radios et la télévision n'ont pas manqué de puiser dans leurs archives pour retrouver de vieilles interviews ou images et rappeler un parcours idéologique parfois sinueux.
«Le véritable test ne joue pas avec des mots, mais dans les faits. Ariel Sharon aura prouvé qu'il ne s'agit pas de paroles en l'air lorsqu'il ordonnera par exemple le démantèlement de colonies israéliennes dans les territoires palestiniens, comme le prévoit la feuille de route», souligne Emmanuel Rozen, commentateur politique d'une chaîne de télévision privée.
Mais encore faut-il que cette fameuse «feuille de route», un plan de paix international prévoyant la création d'un Etat palestinien par étapes d'ici à 2005, commence à être appliquée. Or quelques ratés se sont d'ores et déjà produits.
La nouvelle rencontre prévue aujourd'hui à Jérusalem entre Ariel Sharon et Mahmoud Abbas, le premier ministre palestinien, partisan de l'arrêt des violences, a été reportée. Le temps presse pourtant. George W. Bush, qui a fait de la «feuille de route» sa chasse gardée, veut organiser un sommet avec Ariel Sharon et Mahmoud Abbas la semaine prochaine, sans doute en Jordanie, pour tout mettre sur les rails. La rencontre Sharon-Abbas, après l'adoption dimanche, par le gouvernement israélien, de la «feuille de route», est censée servir de lever de rideau.
ericjeanloicbreton |
| 2003-05-28 13:45:42
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SHARON, ISRAEL
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Dimanche 25 mai 2003
ISRAEL
La "feuille de route" approuvée par Israël Le plan de paix pour le Proche-Orient a été approuvé par le gouvernement israélien d'Ariel Sharon. En revanche, hors de question pour l'Etat hébreu d'un droit au retour des réfugiés palestiniens.
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 Ariel Sharon drapeau (AP) | Le gouvernement israélien a approuvé la "feuille de route" prévoyant la création d'un Etat palestinien d'ici 2005. Selon Yosef Paritzky, ministre chargé des infrastructures, la décision a été prise par 12 voix contre sept et quatre abstentions. Le cabinet a également voté une motion, qui a été adoptée à une écrasante majorité, rejetant à l'avance tout droit au retour des réfugiés palestiniens, a-t-on indiqué de même source. C'est la première fois qu'Israël approuve formellement l'idée de voir instaurer à terme un Etat arabe en Cisjordanie et à Gaza. Auparavant, la radio avait affirmé que le Premier ministre avait expliqué à ses ministres durant la réunion que la "feuille de route" était à ses yeux un "moindre mal". "Moi non plus je n'apprécie pas la 'feuille de route' mais elle est un moindre mal", a déclaré M. Sharon, en réponse aux critiques de l'aile la plus nationaliste de son gouvernement. Il a écarté la possibilité qu'une acceptation par Israël de la "feuille de route" débouche sur la création d'un Etat palestinien "dès les prochains mois", en réponse aux craintes exprimées à ce sujet par l'un des ministres.
Likoud
Israël s'est toujours opposé à un retour des réfugiés qui sont aujourd'hui avec leurs descendants 3,7 millions, considérant qu'un tel retour remettrait en question le caractère juif de l'Etat. M. Sharon a également assuré lors du conseil des ministres que les 14 réserves émises par Israël à propos de la "feuille de route" constituent "une ligne infranchissable" et que "rien de rien ne sera décidé sans l'aval d'Israël". Avant le début de la réunion du cabinet, M. Sharon s'est entretenu avec les ministres de son parti, le Likoud, pour tenter de les convaincre de soutenir la "feuille de route". Il a mis en garde à cette occasion contre les graves conséquences qu'aurait sur le plan économique un refus israélien d'adopter la "feuille de route", vu le risque de perpétuer le conflit avec les Palestiniens et de se brouiller avec son allié américain. Un vote devait intervenir dans la journée à l'issue de discussions qui ont débuté à 10h00 (07h00 GMT).
Majorité
Les commentateurs des différents médias estimaient que M. Sharon devrait obtenir une majorité, mais celle-ci pourrait être mince. Vendredi, M. Sharon avait annoncé qu'il était prêt à accepter la "feuille de route" et qu'il la soumettrait à l'approbation du gouvernement, après que la Maison Blanche eut affirmé partager les préoccupations d'Israël sur ce plan. Elaborée par les Etats-Unis, l'Onu, la Russie et l'Union européenne, la "feuille de route", qui a été remise officiellement aux protagonistes le 30 avril et que les Palestiniens ont déjà acceptée sans conditions, prévoit l'arrêt total des violences de l'Intifada, le gel de la colonisation israélienne des territoires occupés et la création d'un Etat palestinien d'ici à 2005.
ericjeanloicbreton |
| 2003-05-25 12:04:32
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SHARON, ISRAEL
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Samedi 24 mai 2003
SHARON
Ariel Sharon refuse de rencontrer Villepin Le Premier ministre israélien proteste ainsi contre la décision du ministre français des Affaires étrangères de s'entretenir avec Yasser Arafat.
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 Ariel Sharon drapeau (AP) | Le Premier ministre israélien Ariel Sharon ne rencontrera pas le ministre français des Affaires étrangères Dominique de Villepin, qui doit effectuer dimanche et lundi une visite en Israël et dans les territoires palestiniens, a indiqué samedi un haut responsable israélien. "L'emploi du temps du Premier ministre, qui détermine seul qui il veut rencontrer, ne permet pas d'organiser un tel entretien avec le ministre français des Affaires étrangères", a affirmé ce responsable qui a requis l'anonymat. Il a laissé entendre que le refus de M. Sharon était lié à la décision de M. de Villepin de rencontrer le président de l'Autorité palestinienne à Ramallah en Cisjordanie, malgré les pressions israéliennes et américaines. M. de Villepin s'entretiendra dimanche à Jérusalem avec son homologue israélien Silvan Shalom, a ajouté le responsable. Vendredi, M. de Villepin a affirmé qu'il souhaitait rencontrer M. Sharon et qu'il s'entretiendrait avec Yasser Arafat, accusé par Israël d'encourager le terrorisme.
Feuille de route
Vendredi, Ariel Sharon a décidé de soumettre la "feuille de route" à l'approbation de son gouvernement à la suite de la déclaration publiée un peu plus tôt par la Maison Blanche. Le gouvernement israélien discutera du plan de paix dimanche ou lundi, a fait savoir un conseiller de M. Sharon, Raanan Gissin. Dans un communiqué, Ariel Sharon ajoute qu'il a informé le président américain George W. Bush de sa décision. Selon le communiqué américain, les Etats-Unis comprennent les préoccupations d'Israël sur la "feuille de route" et en "tiendront pleinement compte dans la mise en oeuvre" de ce plan de paix, selon un communiqué de la Maison Blanche publié vendredi à Crawford (Texas,sud). Les Etats-Unis partagent le point de vue d'Israël qu'il s'agit là de préoccupations réelles, et en tiendront pleinement et sérieusement compte, dans la mise en oeuvre de la feuille de route", affirme ce communiqué signé par le secrétaire d'Etat Colin Powell et la conseillère pour la sécurité nationale de la Maison Blanche, Condoleezza Rice.
Rencontre Bush, Sharon, Abbas
Selon des responsables israéliens cités par le quotidien Yédiot Aharonot, "la déclaration américaine est conforme aux accords auxquels sont parvenus les deux pays et ouvre la voie à la présentation de ce plan de paix devant le gouvernement israélien, où il devrait recevoir l'aval d'une majorité". Le Washington Post affirme de son côté vendredi que la Maison Blanche a abandonné son exigence d'une acceptation sans aucune modification de la feuille de route par Israël, qui refuse notamment toute idée d'un droit au retour des réfugiés palestiniens et souhaite remettre la question du démantèlement des colonies juives. Le président américain George W. Bush envisage de rencontrer conjointement Ariel Sharon et son homologue palestinien Mahmoud Abbas pour faire avancer l'application de la "feuille de route", selon des responsables américains. Bien que le projet de cette réunion à Charm el-Cheikh (au bord de la Mer Rouge) soit à l'étude, il est toutefois possible qu'il ne se concrétise pas, selon un haut responsable de l'administration américaine. Cela dépendra des efforts pour la paix consentis par les dirigeants israélien et palestinien dans les prochains jours, précise ce responsable ayant requis l'anonymat.
Après le G 8 d'Evian
La réunion à trois pourrait se tenir après la visite de George W. Bush au sommet du G8 à Evian, du 1er au 3 juin. Le porte-parole de la Maison Blanche Ari Fleischer a refusé de dire quelle serait la destination du président américain après sa visite en France. Il a simplement affirmé que le chef de la Maison Blanche continuerait "à faire avancer le processus, en essayant de rapprocher les peuples". Ari Fleischer a par ailleurs révélé que George W. Bush avait organisé mercredi une réunion non-annoncée à la Maison Blanche avec le ministre palestinien des Finances, Salam Fayad. Selon le porte-parole de la Maison Blanche, le président américain souhaite qu'Ariel Sharon accepte la "feuille de route" préparée par les Etats-Unis, les Nations unies, l'Union européenne et la Russie. "La feuille de route est la manière dont les Etats-Unis veulent procéder. Elle parle d'elle-même", a-t-il déclaré.
ericjeanloicbreton |
| 2003-05-24 12:30:00
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SHARON
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Lundi 12 mai 2003
PROCHE-ORIENT
Proche-Orient Powell veut faire plier Sharon
Jérusalem DE NOTRE CORRESPONDANTE
COLIN POWELL voulait des résultats concrets le plus vite possible : il semble les avoir obtenus. De source israélienne, les Premiers ministres israélien et palestinien devraient se rencontrer à la fin de la semaine, avant la visite d'Ariel Sharon, aux Etats-Unis, le 20 mai. Abou Mazen aurait donné son accord, après avoir rencontré hier le secrétaire d'Etat américain. A la demande du Premier ministre palestinien, les deux hommes se sont vus à Jéricho et non à Ramallah. Un moyen de ménager Yasser Arafat - le président de l'Autorité palestinienne, installé à Ramallah, n'étant pas convié - et d'éviter les manifestations qui s'y déroulaient contre l'éviction du leader historique. Plusieurs officiels palestiniens se disent pourtant déçus par l'intervention de Powell qui, d'après eux, demande toujours davantage aux Palestiniens sans exiger qu'Israël applique la « feuille de route », devant aboutir à la création d'un Etat palestinien en 2005.
« Un pays minuscule » Si Powell a souvent fait référence à cette « feuille de route », Sharon ne l'a pas évoqué lors de leur conférence de presse conjointe. Le gouvernement israélien n'a toujours pas voté ce document qui stipule le « droit au retour » des réfugiés palestiniens. Un point catégoriquement rejeté par les Israéliens. L'intégration de quatre millions de réfugiés arabes en Israël - un pays qui compte six millions d'habitants, dont 1,2 million d'Arabes musulmans - mettrait, en effet, en péril l'existence de l'Etat juif, alors même qu'un Etat palestinien serait créé. C'est ce que Sharon a évoqué en rappelant que « les Juifs ont seulement un pays minuscule ». Cependant, Powell a obtenu quelques premières mesures permettant « d'améliorer la vie quotidienne des Palestiniens en respectant leur dignité ». Les Israéliens ont allégé la fermeture des Territoires et annoncé la libération imminente de quelques centaines de prisonniers, (il y en aurait 8 000 sous les barreaux). L'octroi de 25 000 permis de travail en Israël est aussi envisagé, ainsi que le retrait des forces militaires de Gaza, à condition que les Palestiniens y prennent le relais. Une question qui divise les Palestiniens. Le responsable de la sécurité dans la zone a déjà indiqué qu'il n'avait pas l'intention de désarmer les Palestiniens engagés dans la lutte contre l'occupant. Des propos tenus au moment même où Powell demandait à Mazen, de mener une « action rapide et décisive pour démanteler l'infrastructure terroriste » faute de quoi « tous nos efforts échoueront ».
Catherine Dupeyron
Le Parisien , lundi 12 mai 2003
ericjeanloicbreton |
| 2003-05-12 09:53:54
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ETATS-UNIS, SHARON, PROCHE-ORIENT
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Vendredi 9 mai 2003
SHARON ET LA SYRIE
Sharon fait un geste vers la paix avec la Syrie Le Premier ministre israélien se dit prêt à reprendre les négociations de paix avec Damas sans poser de conditions a priori. "Nous apporterons nos demandes, ils apporteront leurs demandes, et nous discuterons des solutions".
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 Ariel Sharon (AP) | Le Premier ministre israélien Ariel Sharon a déclaré jeudi qu'il était prêt à reprendre les négociations de paix avec la Syrie sans poser de conditions a priori. "Nous apporterons nos demandes, ils apporteront leurs demandes, et nous discuterons des solutions", a-t-il déclaré à Israel TV.
Plateau du Golan
Les négociations de paix israélo-syriennes achoppent sur le problème du plateau du Golan, dont Israël s'est emparé en 1967. M. Sharon, interviewé dans sa ferme du sud d'Israël, n'a pas souhaité dire s'il était prêt ou non à rendre tout ou partie du plateau du Golan en échange de la paix. M. Sharon a par ailleurs salué le Premier ministre palestinien Mahmoud Abbas, disant qu'il pouvait être un "partenaire" dans les négociations de paix. Israël demande l'arrêt des violences avant toute reprise des négociations de paix israélo-palestiniennes, mais M. Sharon a cependant annoncé qu'une rencontre avec son homologue palestinien allait être planifiée. (AP)
ericjeanloicbreton |
| 2003-05-09 11:19:16
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SHARON, ISRAEL, PROCHE-ORIENT
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Mardi 29 avril 2003
LIBAN
Montée d'un chantage israélien contre le Liban
Beyrouth (Liban),
correspondance particulière.
Le journal libanais As-Safir a publié, le samedi 26 avril 2003, un article intitulé " Nous n'éliminons pas la possibilité d'une guerre préventive au Liban ", dans lequel Hilmî Moussa cite deux interviews faites avec deux généraux israéliens.
Dans la première de ces interviews, faite par Radio Israël, le commandant israélien des armées de terre, Yeftâh Ran Tal, appelle le gouvernement Sharon à saisir l'opportunité pour " éliminer le danger existant sur la frontière nord ". Il explique que l'élimination du danger irakien ouvre devant Israël " de nouvelles possibilités, surtout que la situation actuelle nous permet de prendre des risques ". Il a aussi expliqué que l'armée israélienne a commencé à tirer des leçons des opérations réussies de l'armée américaine en Irak.
L'article ajoute que le général Ben Genetz, commandant du front nord dans l'armée israélienne (c'est-à-dire le front avec le Liban), a été plus explicite à ce sujet dans la longue interview qu'il a accordée au journal Maariv, puisqu'il a parlé d'un changement de la situation dans la région, à la suite de la victoire américaine contre l'Irak et " le terrorisme international ".
Genetz a insisté sur le fait que " le Liban est le port essentiel par où débarquent les organisations terroristes ; aucun État dans le monde n'est pareil à ce pays. Comment cela se terminera-t-il ? Cela dépend d'eux, de la Syrie, de l'Iran et du Liban, ils peuvent choisir entre le bien et le mal ". Il ajoute, un peu plus loin : " Tout ce que les Américains ont utilisé dans leur guerre en Irak, nous le possédons... dans le sens militaire du terme. Nous avons la possibilité de faire ce que les Américains ont fait. Il est vrai que nous ne mésestimons pas les Syriens, mais nous savons qu'ils ne sont pas des idiots et qu'ils savent bien tirer les conséquences de ce qui s'est passé. "
Après avoir parlé " du droit " d'Israël dans les eaux du fleuve libanais Al-Wazzânî, le général israélien termine en disant qu'il s'attend à des changements stratégiques en Syrie, vu que ce pays " ne peut pas poursuivre sur la voie du terrorisme ; cependant, une escalade militaire est possible et je n'élimine aucune possibilité : nous sommes actuellement dans une période de méditation et je ne dirai rien de plus ", surtout que le 11 septembre a constitué le début de la troisième guerre mondiale et " cette guerre a créé les règles nouvelles qui seront mises à exécution en Syrie comme en Irak ; et ces règles ne pourraient être appliquées tant qu'il y a des organisations palestiniennes à Damas " !
D'un autre côté, le général Aharon Zaîvi, chef des renseignements israéliens, a considéré dans une interview accordée à la chaîne de télévision 10 que " le programme nucléaire iranien constitue le danger imminent contre l'existence de l'État d'Israël " ! Il a ajouté que les " pressions des pays arabes, et de l'Égypte en particulier, doivent se poursuivre sur la Syrie ".
Marie Nassif-Debs
ericjeanloicbreton |
| 2003-04-29 12:19:28
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SHARON, ISRAEL
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Mardi 18 mars 2003
SHARON ET LA PALESTINE
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 Le Figaro, n° 18228 Lundi 17 mars 2003, p. 5
INTERNATIONAL
PROCHE-ORIENT La réponse du premier ministre israélien à Bush est négative Sharon ne veut pas d'un Etat palestinien indépendant
Pierre PRIER
Une militante pacifiste américaine, Rachel Corrie, 23 ans, originaire de Washington, est morte écrasée hier par un bulldozer israélien, à Rafah, au sud de Gaza, alors qu'elle tentait avec d'autres de s'opposer à la destruction de maisons palestiniennes, selon des responsables et des témoins américains et palestiniens. Les militants pacifistes se trouvaient sur les lieux où opéraient deux bulldozers israéliens depuis environ une heure quand l'incident mortel est survenu, a-t-il indiqué. L'un des bulldozers avait déjà projeté l'un d'entre eux contre une clôture de fer barbelé, a-t-il précisé.
Ariel Sharon ne veut pas d'un Etat palestinien indépendant. Telle est la principale réponse du dirigeant israélien à la déclaration surprise du président Bush sur la « feuille de route », le plan de paix international élaboré par le « Quartette » formé des Etats-Unis, de l'Europe, de la Russie et de l'ONU.
Vendredi, George Bush a brusquement annoncé la publication de la dernière version de ce plan de paix, avalisée par le « Quartette » à Washington le 20 décembre. Il rendra le texte officiel dès la nomination d'un premier ministre palestinien, qui pourrait désormais intervenir dans les prochaines 24 heures. Les Etats-Unis, « solistes » du Quartette, refusaient jusqu'ici d'entériner la feuille de route. A la satisfaction d'Ariel Sharon, qui souhaite renvoyer le plan à la fin de la guerre en Irak.
En soi, cette feuille de route ne plaît pas vraiment au premier ministre israélien. Ariel Sharon a créé un comité interministériel chargé de préparer « une centaine d'amendements » au texte. Le plan prévoit la création d'un « Etat indépendant, démocratique et viable » en 2005. Le comité israélien souhaiterait « clarifier » le terme « indépendant ». Il lui préférerait, d'après le quotidien Ha'aretz, un Etat « doté de certains attributs de souveraineté ». Les remontrances israéliennes suivent en tout point le discours-programme d'Ariel Sharon en décembre dernier : un mini-« Etat » sur la base des zones palestiniennes autonomes actuelles, mais amputées de « zones de sécurité ». En outre, Ariel Sharon veut un futur Etat palestinien sans contrôle de ses frontières, de son espace aérien et de ses alliances.
Le comité interministériel rejette également plusieurs des demandes faites aux Israéliens dans le cadre de la première phase de la feuille de route. Israël refuserait en particulier de geler « toutes les activités de colonisation ». Le gouvernement d'Ariel Sharon veut laisser la place à la « croissance naturelle » des colonies. Encore Israël n'accepte-t-il de décréter ce gel qu'à la suite d'un « calme sécuritaire continu et complet ». La feuille de route demande seulement aux Palestiniens d'« entreprendre l'arrêt inconditionnel de la violence », parallèlement au gel de la colonisation israélienne.
Pour les Européens, la feuille de route est définitive. Et selon eux, Yasser Arafat a par ailleurs déjà commencé à remplir sa part, en nommant un ministre des Finances crédible et en proposant la nomination d'un premier ministre. Tout dépend de la réponse de George Bush, et de sa volonté réelle. Le président américain a paru vendredi se contenter d'un geste symbolique en laissant la feuille de route ouverte à des « discussions entre les deux parties », ce qui la renverrait à un avenir incertain.
Le ministre palestinien Saëb Erekat se montre pourtant optimiste. Samedi, explique-t-il, l'un des responsables du dossier au Département d'Etat américain, David Satterfield, l'a assuré que le texte ne serait pas changé. « Les discussions porteront seulement sur l'application de la feuille de route », interprète Saëb Erekat. La feuille de route serait-elle ainsi sauvée de l'enlisement qui a tué tous les autres plans ? Ceux-ci, du « plan Mitchell » aux « accords Zinni », en passant par le « plan Tenet », sont restés lettre morte faute d'un dispositif d'application. La feuille de route en comporte un. Dès la phase 1, « les représentants du Quartette consulteront les parties sur l'établissement d'un mécanisme formel de supervision ».
En clair, des arbitres déployés sur le terrain évalueraient les progrès de chacun. Les Européens poussent pour l'établissement rapide de ce mécanisme. Les Etats-Unis restent silencieux sur ce point jusqu'à présent, mais la logique voudrait qu'ils acceptent eux aussi de travailler sur le dispositif. Ce qui donnerait un vrai coup de pouce au « premier ministre palestinien doté de pouvoirs réels » qu'ils demandent en contrepartie.
Yasser Arafat, veulent croire les diplomates, s'est résigné à perde une partie de ses pouvoirs. Le président palestinien a pourtant émis des réserves au texte élaboré par le Parlement. Les députés palestiniens veulent retirer à Arafat la présidence du Conseil des ministres, qui deviendrait « le principal outil exécutif » de l'Autorité palestinienne. Il serait présidé par le futur premier ministre. S'il accepte, Abou Mazen, le numéro deux de l'OLP, pressenti par Arafat, deviendrait ainsi le plus puissant premier ministre du monde arabe.
A condition que le raïs baisse sa garde.
Illustration(s) :
Ariel Sharon a créé un comité interministériel chargé de préparer « une centaine d'amendements » au plan de paix international du « Quartette » formé des Etats-Unis, de l'Europe, de la Russie et de l'ONU. (Photo Nili Bassan/AP.)
Catégorie : Politique nationale et internationale Sujet(s) uniforme(s) : Frontières et territoires Sujet(s) - Le Figaro : POLITIQUE; RELATIONS EXTERIEURES; DIPLOMATIE; PROCESSUS DE PAIX; GEORGE W. BUSH; ARIEL SHARON Lieu(x) géographique(s) - Le Figaro : PROCHE-ORIENT; ISRAEL; PALESTINE; ETATS-UNIS Type(s) d'article : ARTICLE; PHOTO Taille : Moyen, 593 mots
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Doc. : 20030317LF18228506
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ericjeanloicbreton |
| 2003-03-18 11:08:05
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SHARON
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Jeudi 13 février 2003
SHARON
Sharon pourra être poursuivi dès la fin de son mandat La Cour de cassation belge rend à nouveau recevable une plainte contre le Premier ministre israélien Ariel Sharon pour les massacres de Sabra et Chatila en 1982. Il pourra être jugé à la fin de son mandat.
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 Ariel Sharon (AP) | La Cour de cassation belge a annulé mercredi une décision de justice qui avait déclaré irrecevable une plainte pour crimes de guerre contre Ariel Sharon, mais a gelé les poursuites tant que le Premier ministre israélien sera en fonction. Le Sénat belge a voté fin janvier deux propositions de loi visant à préciser la portée de la loi de "compétence universelle". Ces propositions stipulent notamment que cette loi unique au monde, qui permet aux tribunaux belges de juger les auteurs présumés de crimes de guerre, de génocide ou de crimes contre l'humanité, s'applique "sans considération du lieu où l'auteur présumé du crime peut être trouvé".
Israël menace
Une situation juridique loin de satisfaire l'Etat hébreu. Ainsi, Israël a déjà fait savoir qu'il prépare une "série de mesures de rétorsions" contre la Belgique au cas où la loi belge de "compétence universelle" serait modifiée pour permettre la relance de poursuites contre le Premier ministre israélien Ariel Sharon. "Selon des informations précises et concordantes, l'Etat hébreu et son département des Affaires étrangères a préparé une série de mesures de rétorsions diplomatiques sans précédent dans l'histoire des relations entre les deux pays", écrivait fin janvier le quotidien Le Soir. L'Etat hébreu pourrait ainsi rappeler son ambassadeur en Belgique mais il n'irait pas cependant jusqu'à rompre ses relations diplomatiques avec Bruxelles, selon Le Soir.
Sabra et Chatila
Des rescapés des massacres des camps palestiniens de Sabra et Chatila, au Liban, en 1982, avaient porté plainte à Bruxelles en juin 2001 contre M. Sharon (ministre de la Défense au moment des faits) en l'accusant de responsabilité indirecte dans ces massacres. Au ministère belge des Affaires étrangères, on estime à propos du vote du Sénat qu'il s'agit d'un "malentendu" en déclarant que la volonté des parlementaires et du gouvernement belges n'est pas de viser spécifiquement le chef du gouvernement israélien.
ericjeanloicbreton |
| 2003-02-13 09:21:47
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EUROPE, SHARON
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