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Vendredi 30 mai 2003
CHINE
La Chine condamne lourdement un groupe de jeunes intellectuels
LE MONDE | 30.05.03 | 13h48
Quatre diplômés d'origine modeste, mobilisés sur la question paysanne, sont envoyés en prison pour "subversion".
Pékin de notre correspondant
C'est l'histoire exemplaire d'un groupe de quatre jeunes intellectuels chinois épris de justice sociale, en particulier dans les campagnes, tentés par l'action politique et aujourd'hui lourdement condamnés pour avoir franchi la "ligne rouge": la mise en cause de la légitimité du Parti communiste (PCC).
Le tribunal intermédiaire de Pékin a annoncé, mercredi 28 mai, la condamnation pour "subversion du pouvoir de l'Etat" de Xu Wei, journaliste au Quotidien des consommateurs, et Jin Haike, géologue, à dix ans d'emprisonnement, ainsi que celle de Yang Zili, informaticien, et de Zhang Honghai, auteur, à huit ans. Leur procès s'était déroulé en septembre 2001. Le verdict n'a été rendu public qu'un an et demi plus tard. A l'annonce de la sentence, Xu Wei, qui fait figure de chef officieux du groupe, a vigoureusement dénoncé les tortures qu'il affirme avoir subies en prison et, en guise de protestation, s'est frappé la tête contre le bureau du juge avant de s'évanouir.
En fait de "subversion", la justice politique chinoise leur reproche d'avoir fondé, en mai 2000, dans un dortoir de l'Institut de prospection géologique de Pékin, une association, la Société de la nouvelle jeunesse, qui aurait tenu des "réunions secrètes" dans plusieurs universités de la capitale. Le but du groupe, selon l'acte d'accusation, était d'"enquêter activement sur les voies de la réforme de la société" et de "changer le pouvoir politique actuel de la Chine"...
En fait, ce noyau de jeunes intellectuels, tout juste sortis de la vie étudiante, s'était politiquement radicalisé sur la question rurale, la plupart d'entre eux étant d'origine paysanne. L'implication des intellectuels contestataires dans les mouvements sociaux est le cauchemar du PCC à l'heure où ses réformes économiques produisent des dizaines de millions de laissés-pour-compte, ouvriers et paysans.
SEMBLANT DE DÉGEL POLITIQUE
Xu Wei, Jin Haike, Yang Zili et Zhang Honghai se sont connus dans l'atmosphère très particulière qui régnait dans les universités à l'automne 1997. Le 15e congrès du PCC venait alors de s'achever dans un climat d'apparent dégel politique, Pékin étant soucieux de présenter un visage avenant avant la visite de Bill Clinton, en juin 1998.
C'est durant cet intermède de libéralisme trompeur que s'était créé le Parti démocrate chinois (PDC) dont les fondateurs seront rapidement arrêtés et condamnés. Mais le PDC n'était que la partie visible d'une multitude de "groupes de réflexion", souvent actifs à l'intérieur même des associations étudiantes officielles.
A cette époque, les quatre jeunes appartiennent à un groupe de lecture. Le plus en vue d'entre eux est Xu Wei. Né en 1974 dans le Shandong, il achève une maîtrise de philosophie à l'Université normale de Pékin. Fils de paysans, Xu Wei est engagé dans le soutien scolaire auprès des enfants de travailleurs migrants rejetés des écoles officielles des grandes villes. Il mobilise au service de cette cause d'éminents professeurs. Fin 1999, Xu Wei fonde les Fils de paysans, une association officiellement reconnue.
Lors d'une réunion un peu exaltée, un membre du groupe lance l'idée de créer un "parti paysan". Xu Wei y est hostile, jugeant les conditions pas "mûres". Mais un mouchard rapporte les propos à la Sécurité d'Etat, qui s'intéresse à ce remuant noyau. Le mécanisme de la répression est enclenché.
L'autre forte personnalité du groupe est Jin Haike. Issu de l'Institut de géologie, il écrit des articles dans lesquels il appelle à "bâtir une nouvelle Chine" et à en finir avec "la politique des vieux". Le troisième membre du groupe, Yang Zili, informaticien et diplômé en physique, est surtout préoccupé par les questions rurales. Il a monté un site Internet dans lequel il affiche un article de sa plume, intitulé "Les paysans et les serfs". Enfin, Zhang Honghai, diplômé de l'Institut de radiodiffusion de Pékin, s'est surtout illustré dans l'organisation de salons politico-littéraires.
Quatre jeunes Chinois, âgés de moins de trente ans, épris de démocratie et de justice sociale, voués à passer huit à dix ans derrière les barreaux : un cruel rappel à l'ordre sur la nature du système politique chinois.
Frédéric Bobin
• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 31.05.03
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ericjeanloicbreton |
| 2003-05-30 12:50:41
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CHINE
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Dimanche 27 avril 2003
CHINE
La France manifeste son soutien à la Chine Dernière mise à jour : 25-04-2003 | 18:30 |
Le Premier ministre a manifesté le soutien de la France à la Chine en s'y rendant comme prévu malgré l'épidémie de pneumopathie atypique. "Dans la situation difficile que connaît aujourd'hui la Chine face à cette épidémie, nous pensons que nous sommes tous concernés et que nous devons tous faire un effort", a-t-il déclaré à son homologue Wen Jiabao. Celui-ci a exprimé sa reconnaissance : "Votre visite témoigne de l'amitié du peuple français à l'égard du peuple chinois".
Jean-Pierre Raffarin a appelé à refuser la psychose. "La psychose n'est pas une méthode de Gouvernement!", a-t-il souligné à cet égard. Ajoutant le geste à la parole, le Premier ministre n'a pas porté de masque.
Il est accompagné par François Loos, ministre délégué au Commerce Extérieur, auprès du ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie, Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat aux Transports et à la Mer, auprès du ministre de l'Equipement, des Transports, du Logement, du Tourisme et de la Mer et Renaud Muselier, secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères.
Poursuivre le partenariat global
A l'occasion de ce voyage, le Premier ministre a participé à des entretiens qui s'inscrivent dans le partenariat global existant depuis 1997. Lors de ses prochains entretiens, il examinera avec ses interlocuteurs les principaux dossiers internationaux.
Cette visite a contribué à renforcer les relations diplomatiques et les liens d'affaires entre la France et la Chine. Elle a, en effet, abouti à la signature de plusieurs contrats d'affaires :
Vente de 30 Airbus A320 et A330 à cinq compagnies chinoises. Le montant est estimé à 1,7 milliards d'euros, dont 700 millions pour la part française ;
Alstom a signé un contrat d'environ 65 millions d'euros pour la construction d'une centrale thermiques dans la province du Sichuan (sud-ouest) ;
Le Crédit Lyonnais a signé un accord de joint-venture pour la création d'une maison de courtage.
La France a parallèlement transmis une liste d'une quinzaine de dissidents dont elle souhaite la libération.
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ericjeanloicbreton |
| 2003-04-27 10:56:05
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FRANCE(international), CHINE
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Dimanche 16 février 2003
BOYCOTT AMERICAIN
ECHANGES COMMERCIAUX.
| François Loos : « Un boycott américain serait illégal » |
François Loos, ministre délégué au Commerce extérieur, ne veut pas croire à un boycott de la France par les Etats-Unis alors que des menaces de rétorsion planent sur certains de nos produits et sur le Salon du Bourget.
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Pour François Loos, ministre délégué au Commerce extérieur, « les affaires suivent leur cours », sans risque de boycott. (LP/OLIVIER LEJEUNE.) |
Le ministre délégué au Commerce extérieur, François Loos, croise régulièrement le fer avec les Etats-Unis dans le cadre des négociations commerciales multilatérales. Des partenaires rudes mais qui, selon lui, ne prendraient pas le risque d'un boycott qui les mettrait en contravention avec les règles internationales.
La tension politique entre les Etats-Unis et la France a-t-elle un impact sur les relations industrielles et commerciales entre eux ? François Loos. Non. Les affaires restent les affaires et suivent leur cours. Les Américains ont toujours été de rudes partenaires économiques, en particulier dans les négociations commerciales internationales. Je vous rappelle qu'ils avaient décidé, l'an dernier, une hausse des droits de douane sur les produits sidérurgiques européens. Ils ont été aussi condamnés en 2002 par l'OMC (NDLR : Organisation mondiale du commerce) à payer 4 milliards d'euros pour pratiques non conformes aux règles de l'OMC. Ils ont des moyens de pression financiers et politiques plus puissants » N'y a-t-il pas un risque de boycott des produits français ? Certains députés ou sénateurs peuvent agiter cette menace, mais le gouvernement français n'a reçu aucune menace dans ce sens, tant des autorités américaines que des entreprises ou des milieux patronaux américains. Certains consommateurs australiens ont eu cette tentation en 1995 lorsque la France a repris ses essais nucléaires, mais ce mouvement a eu peu d'impact. Un boycott serait, de toute façon, totalement illégal. L'Union européenne déposerait plainte immédiatement auprès du tribunal international compétent, et les Etats-Unis seraient alors condamnés. Les Américains ne peuvent et ne veulent pas prendre un tel risque. Nous n'envisageons donc pas cette hypothèse. Nous faisons confiance au gouvernement américain pour respecter la loi commerciale internationale. Le Salon du Bourget semble être la cible de certains parlementaires... Boycotter le Salon du Bourget serait totalement absurde car c'est une vitrine exceptionnelle pour les produits américains dans un secteur extrêmement concurrentiel. Les autorités américaines ont des moyens de pression financiers et politiques autrement plus puissants pour décrocher de grands contrats tant en matière civile que militaire. Si la situation se dégradait, la France appellerait-elle de son côté à boycotter les produits américains ? Ce qui vaut pour les Etats-Unis vaut pour la France, qui se mettrait alors dans une totale illégalité. Il n'en est donc pas question. Les Etats-Unis sont nos partenaires commerciaux et des alliés de plus de deux siècles.
Propos recueillis par Jannick Alimi
Le Parisien , samedi 15 février 2003
ericjeanloicbreton |
| 2003-02-16 12:05:04
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EUROPE, FRANCE(international), ETATS-UNIS, CHINE
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Mardi 11 février 2003
TAIWAN
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 Le Figaro, n° 18198 Le Figaro Économie, lundi 10 février 2003, p. 3
MONDE
ASIE Chine-Taïwan : intégration dans la méfiance
Taïwan entretient une relation de plus en plus ambiguë avec la Chine. Sa classe politique reste tentée par l'indépendance alors que les milieux d'affaires ont massivement investi en Chine et poussent à une forte intégration réciproque.
Rien ne semble devoir stopper le flot d'investissements taïwanais en Chine, qui s'élèvent à 70 milliards de dollars depuis 1987. Un million de Taïwanais se sont installés (ou sont revenus) sur le continent, dont 300 000 à 400 000 dans la seule région de Shanghaï, ont souligné des chercheurs taïwanais lors d'un symposium organisé fin janvier par l'université japonaise Keio.
Pour Leng Tse-Kang, professeur à l'université Chengchi de Taïpeh, ce phénomène est le résultat d'une délocalisation rapide en Chine des géants taïwanais des semi-conducteurs et des ordinateurs portables pour réduire les coûts. Le caractère multinational des firmes taïwanaises souvent alliées à des Américains ou à des Japonais leur permet de ne pas être trop dépendantes des associés chinois. Si les industriels de Taïwan veulent maintenir leur avantage technologique et rester compétitifs, ils doivent internationaliser leurs activités, et M. Leng a critiqué les limites posées par le gouvernement de l'île à certains investissements. Sous la pression des industriels, Taïwan a récemment annoncé être prêt à négocier trois liens directs avec Pékin : transport, commerce et liaisons postales. Ces liaisons ont été interrompues lors de la séparation entre l'île et le continent après la guerre civile en 1949. Et le sujet demeure politiquement sensible.
Même si les relations bilatérales peuvent sembler se détendre, le président Chen Shui-Bian a été élu en mars 2000 sur des positions indépendantistes et Pékin a suspendu son dialogue avec Taïpeh depuis à cause du refus de l'île d'adhérer au mécanisme « un pays, deux systèmes ». L'île et le continent sont séparés par un détroit de 140 kilomètres et le déséquilibre des forces en présence, avec une armée de 2,5 millions d'hommes pour la Chine contre 300 000 soldats taïwanais.
Catégorie : Économie Sujet(s) uniforme(s) : Politique extérieure et relations internationales Sujet(s) - Le Figaro : ECHANGES; INTEGRATION; ECONOMIE; INVESTISSEMENT Lieu(x) géographique(s) - Le Figaro : CHINE; TAIWAN Type(s) d'article : ARTICLE Taille : Court, 244 mots
© 2003 Le Figaro. Tous droits réservés.
Doc. : 20030210LF18198303ECO | |
ericjeanloicbreton |
| 2003-02-11 09:49:32
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CHINE
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Mardi 11 février 2003
CHINE
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Une mystérieuse épidémie dans le sud de la Chine provoque un vent de panique
CANTON (Chine), 11 fév (AFP) - Une épidémie d'origine inconnue, qui a fait cinq morts, fait souffler un vent de panique dans le sud de la Chine et jusqu'à Hong Kong où les pharmacies sont prises d'assaut.
305 personnes au total ont été atteintes dont 105 employés des services de santé de la province du Guangdong, a déclaré à l'AFP un responsable du Bureau provincial la santé.
Des responsables locaux ont refusé d'indiquer à quand remontaient les cinq décès. 59 personnes qui avaient été hospitalisées ont guéri et ont pu rentrer chez elles.
Les autorités qualifient la maladie, apparue depuis deux mois, de "pneumonie atypique". Mardi, la municipalité de Canton a démenti des informations de presse de Hong Kong selon lesquelles la maladie serait liée au bacille du charbon ou à la peste pulmonaire.
"Il n'y aucune raison de paniquer", a assuré un porte-parole de la ville, où le virus est présent depuis plus d'un mois, en conseillant aux habitants "de garder leurs distances avec ceux atteints par la maladie, d'assurer une bonne aération du lieu de travail et d'éviter la fatigue".
Selon le journal local Xinkuai, la population est également invitée à asperger les murs avec de la vapeur au vinaigre pour tuer les microbes et à éviter la foule, par exemple dans les centres commerciaux ou les gares.
Le ministère français des Affaires étrangères a conseillé pour l'instant de "suspendre tout projet de déplacement dans cette partie de la Chine, proche de Hong Kong. L'instauration d'une quarantaine, aux frontières intérieures et extérieures est à prévoir".
Le consulat général de France à Canton a souhaité de plus amples informations: "Nous n'avons pas de bilan épidémiologique, et nous ne connaissons pas le cycle de la maladie ou sa souche pathologique", a déploré un diplomate en lançant un appel à l'entraide des médecins chinois et étrangers sur la mystérieuse maladie.
Il a ajouté que des cas avaient été relevés dans la province voisine du Guangxi. Selon des sources médicales, la maladie aurait été diagnostiquée pour la première fois dans des régions rurales du sud de la province du Fujian (sud-est).
A Hong Kong et à Macao, qui jouxtent le Guangdong, les pharmacies ainsi que les commerces vendant des produits de la médecine traditionnelle chinoise ont été pris d'assaut par des milliers de gens à la recherche de traitements préventifs.
Le secrétaire à la Santé de Hong Kong, Yeoh Eng-Kiong, a exhorté les habitants à ne pas céder à la panique, affirmant qu'il "n'y a pas de preuve" que la maladie ait atteint le territoire.
Il a précisé qu'aucune augmentation du nombre de cas de pneumonies ou de grippe n'avait été enregistrée.
Nombre d'épiceries et de magasins de médecine traditionnelle affirment pourtant être en rupture de stock pour tous les traitements préventifs. La demande est telle que le prix de la bouteille de vinaigre de riz a été multiplié par deux.
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ericjeanloicbreton |
| 2003-02-11 09:38:54
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CHINE
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