INTERNATIONAL par ERIC JL BRETON - ALLEMAGNE
+ accueil

+ Derniers messages

+ Faites connaître ce blogue

+ archives



+ Un blogue de :
ericjeanloicbreton
ericjeanloicbreton


+ lectures

Sommaire
ANCIENS ARTICLES



+ catégories

ADMINISTRATION INTERIMAIRE EN IRAK
AFRIQUE
ALLEMAGNE
AMERIQUE LATINE
ANGLETERRE
ARABES
ARABIE-SAOUDITE
CHINE
CHIRAC, L\'IRAK ET LE PAPE...
COBAYE OU VICTIME DE GUERRE ? CA RESTE AVOIR...
COLUMBIA
COREE DU NORD
COTE D\'IVOIRE
DROITS DE L\'HOMME
ETATS-UNIS
EUROPE
EUROPE
FRANCE(international)
INDE
IRAK
IRAK PAR ERIC JL BRETON
IRAN
IRLANDE
ISRAEL
LE GENERAL PERDU DU RAIS
L\'IRA-K
MESSAGE A AMNESTY
PROCHE-ORIENT
SHARON
TCHETCHENIE
TO BE OR NOT TO BE ?




Un blogue Divers par Mon Blogue.com


Mardi 25 mars 2003

ALLEMAGNE

Polémique en Allemagne sur la participation "indirecte" au conflit
LE MONDE | 25.03.03 | 13h11
M. Schröder est embarrassé par les questions de l'opposition, qui relaient les critiques des pacifistes de son gouvernement.

Berlin de notre correspondant

L'opposition à la guerre ne faiblit pas en Allemagne, où, chaque jour, de nouveaux cortèges de manifestants défilent dans les principales villes du pays. Samedi 22 mars, à Berlin, ils étaient près de 40 000 ; lundi, de 25 000 à 40 000 personnes, selon les estimations, ont traversé Leipzig.

Ce même lundi, 20 000 manifestants, dont une majorité de lycéens, ont défilé à Hambourg, se heurtant violemment à la police lorsqu'une partie du cortège, emmenée par des protestataires kurdes et palestiniens, a tenté de s'approcher du consulat général des Etats-Unis. Depuis le début des défilés contre la guerre, c'est la première fois que l'un d'eux tourne à la confrontation violente.

Ces mouvements de lycéens qui sèchent les cours pour aller protester contre la guerre embarrassent cependant moins le gouvernement que la présence sur son sol de bases d'où les Américains sont susceptibles de conduire une partie de leurs opérations.

Alors que le mouvement antiguerre demande que le ciel allemand soit interdit aux avions engagés dans une guerre jugée illégale, le gouvernement, arguant qu'il ne peut ignorer certains traités, a pris la décision inverse. De même, c'est la Bundeswehr qui, en l'absence des soldats envoyés au Proche- Orient, assure la sécurité extérieure des bases, ce que beaucoup dénoncent comme une participation indirecte à la guerre.

Lundi, les premiers blessés américains du conflit sont arrivés sur la base aérienne de Ramstein, près de Francfort. Il y a quelques semaines, l'armée américaine avait envoyé hommes et matériels au front depuis cette même base. Des journalistes ont aussitôt demandé si la base ne servait pas de point de départ pour les bombardiers envoyés en Irak. Mal à l'aise, le porte-parole du gouvernement, comme celui du ministère de la défense, ont répliqué qu'ils n'en savaient rien, conseillant aux journalistes de s'adresser aux autorités américaines.

"PUREMENT DÉFENSIVE"

L'éventuelle intervention turque dans le conflit n'est pas moins délicate pour le gouvernement de M. Schröder. Depuis longtemps, des équipages allemands participent aux missions de reconnaissance des quatre avions Awacs qui, sous la bannière de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN), patrouillent pour prévenir une éventuelle attaque de l'Irak sur la Turquie.

La mission, qualifiée de "purement défensive" par le gouvernement, suscite des polémiques en Allemagne, les adversaires de la guerre estimant qu'elle constitue un appui indirect aux troupes américaines. Si la Turquie entrait massivement dans le Kurdistan irakien, le gouvernement n'aurait d'autre choix que de retirer ses équipages, ce qui constituerait un coup sévère à la solidarité atlantique, déjà bien mal en point.

Entre-temps, les adversaires de M. Schröder entendent profiter de toutes ces difficultés pour avancer leurs pions. La semaine dernière, le Parti libéral (FDP) a ainsi décidé de saisir la Cour constitutionnelle sur la présence des équipages allemands dans les avions Awacs. Sous couvert de rendre les choses juridiquement claires et, dixit le chef du FDP (libéral), Guido Westerwelle, pour "éviter à nos soldats de se retrouver dans une situation embarrassante", les libéraux veulent obliger le gouvernement Schröder à débattre du dossier au Bundestag.

Un tel débat compliquerait la tâche d'une majorité qui compte dans ses rangs de nombreux pacifistes décidés à faire débarquer les équipages allemands des avions Awacs et à interdire leur ciel aux autres.

Les chrétiens-démocrates de la CDU-CSU demandent aussi un débat parlementaire, mais, eux, pour mieux dénoncer les atteintes à la solidarité atlantique du gouvernement Schröder.

Le gouvernement en est aujourd'hui réduit à prévoir des mesures humanitaires et, au plan politique, à attendre la suite des événements. Dans des entretiens, le ministre des affaires étrangères, Joschka Fischer, s'est fait l'écho de l'appréhension que soulève l'attitude américaine. "Je ne veux et ne peux m'imaginer que nous sommes à la veille d'une série de guerres de désarmement, a-t-il déclaré à Der Spiegel, faisant allusion, après l'Irak, à une possible guerre contre la Corée du Nord, puis contre l'Iran.

"Il ne faut pas, insiste-t-il, que la seule alternative qui nous reste soit de laisser se perpétuer un épouvantable danger ou d'être entraîné dans une guerre visant à désarmer l'adversaire."

Georges Marion

ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 26.03.03

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-03-25 12:58:27
Permalien ALLEMAGNE, IRAK


Lundi 3 février 2003

ALLEMAGNE
• LE MONDE | 03.02.03 | 13h24 Gerhard Schröder devra cohabiter avec les chrétiens-démocrates Les chrétiens-démocrates de la CDU ont largement remporté, dimanche 2 février, les scrutins régionaux de Hesse et de Basse-Saxe, le Land d'origine du chancelier Gerhard Schröder, où son parti avait obtenu une majorité absolue en 1998. Cent jours à peine après le début de son deuxième mandat, ce résultat est interprété comme un vote-sanction à l'encontre du chancelier. Les conservateurs disposent désormais de 41 des 69 mandats du bundesrat, la Chambre des Etats sans laquelle aucun projet de loi important ne peut être voté. Majoritaire au Bundestag, le gouvernement du chancelier Schröder risque de se retrouver de facto dans une situation de cohabitation. La CDU place au premier plan deux jeunes dirigeants, Christian Wulff et Roland Koch. Ce dernier passe pour un possible candidat à la chancellerie en 2006. Berlin de notre correspondant Avec de tels écarts, les sondages ne pouvaient pas se tromper. Et, de fait, dimanche 2 février, les électeurs ont voté comme les sondages avaient prédit qu'ils le feraient : en infligeant un sévère camouflet au Parti social-démocrate (SPD) du chancelier Schröder, dont les candidats ont été sévèrement étrillés. Dimanche, les enjeux n'étaient apparemment que régionaux puisqu'il s'agissait d'élire les députés aux Landtag de Hesse et de Basse-Saxe, lesquels, à leur tour, désigneront les ministres-présidents de chacun des Lãnder, respectivement le chrétien-démocrate Roland Koch, dont ce sera le deuxième mandat, et son compagnon de parti Christian Wulff, qui remplacera le SPD Sigmar Gabriel. Mais les électeurs ont utilisé leur bulletin de vote comme s'il s'agissait d'un tour supplémentaire après l'élection nationale du 22 septembre 2002, qui avait vu Gerhard Schröder réélu chancelier sur le fil. Le résultat est sans appel. Avec respectivement 49,1 % et 48,3 % des voix en Hesse et en Basse-Saxe, les chrétiens-démocrates de la CDU emportent, et de loin, la partie. De façon générale, tous les partis, y compris les Verts, pourtant membres de la coalition gouvernementale à Berlin, gagnent des points. Seul le SPD en perd : 10,1 % en Hesse et 13,5 % en Basse-Saxe, Land d'origine de Gerhard Schröder, où son parti, en 1998, avait arraché la majorité absolue. Analystes électoraux comme candidats sont d'accord pour dire que les choix ont moins été faits en regard du bilan des équipes au pouvoir en Hesse et en Basse-Saxe que sur les performances du gouvernement fédéral, à Berlin. Le vote de dimanche, estiment-ils, doit être interprété comme un vote de censure que le chancelier Schröder, cent jours à peine après le début de son second mandat, ne pourra pas négliger. TEXTES SENSIBLES La conséquence immédiate du scrutin est le renforcement de la majorité conservatrice au Bundesrat, Chambre des Etats sans laquelle aucun projet de loi touchant aux compétences des Lãnder ne peut être voté. La droite y dispose désormais de 41 des 69 sièges. Plusieurs textes sensibles y sont en cours d'examen, dont la réforme de la loi sur l'immigration, que l'opposition compte bien ne pas laisser passer sans en limiter les principales dispositions, notamment en ce qui concerne la naturalisation des étrangers. D'autres textes à venir, qui, comme le précédent, devaient témoigner de la volonté réformatrice du gouvernement rouge-vert, pourraient bien connaître des difficultés identiques. Feront notamment l'objet d'âpres discussions tous les projets en cours d'élaboration au ministère de l'économie et du travail en matière d'emploi et de protection sociale. De façon générale, le gouvernement du chancelier Schröder, majoritaire au Bundestag mais non au Bundesrat, risque de se retrouver de facto dans une situation de grande coalition où aucun texte ne passe sans, au mieux, l'élaboration d'un compromis laborieux. Les résultats du scrutin de dimanche vont également jouer sur l'avenir de la droite. Avec sa victoire en Hesse et en Basse-Saxe, la CDU propulse au premier plan deux jeunes leaders, Roland Koch et Christian Wulff, qui symbolisent son renouveau en même temps que la fin de ce qui pouvait avoir survécu à l'ère Kohl, tel Edmund Stoiber, candidat malheureux à la chancellerie en 2002. Christian Wulff, qui, après deux tentatives infructueuses, vient d'accéder à la tête de la Basse-Saxe, est considéré comme un proche d'Angela Merkel, la présidente de la CDU. Roland Koch, qui n'en est pas un intime, ne cache pas ses ambitions nationales, qui pourraient en faire un candidat au poste de chancelier en 2006... contre Angela Merkel. En attendant, la CDU contrôle désormais la majorité de l'Assemblée fédérale (réunion des députés du Bundestag et des délégués des Landtag) qui sera appelée à désigner, en mai 2004, le nouveau président de la République. Le poste, détenu par le social-démocrate Johannes Rau, est largement honorifique. Depuis dimanche, la CDU est sûre de pouvoir imposer son candidat, qui, pour la première fois, pourrait être une femme. Même si l'élection de dimanche constitue un rude coup pour le chancelier Schröder, il serait cependant prématuré d'en conclure que la voie est tout à fait libre pour l'opposition. C'est le dos au mur que Gerhard Schröder a montré qu'il était capable des redressements les plus inattendus, comme lors des dernières élections, où tous les pronostics le donnaient perdant. La défaite de dimanche pourrait ainsi lui donner l'occasion d'un changement brutal, lui permettre de faire sauter les résistances de ceux qui, jusqu'alors, s'opposaient à un cours nouveau et qu'il devait ménager à cause des enjeux électoraux. Gerhard Schröder a aujourd'hui besoin de montrer qu'il est capable de bouger, qu'il peut regagner les couches sociales qui se sont éloignées, notamment ce "nouveau centre" qu'il appelait de ses vœux. Il doit effacer cette fatale impression d'enlisement qui a accompagné les premiers mois de son deuxième mandat. "Nous ne serons pas craintifs dans la poursuite des réformes", avait déjà prévenu, la veille du scrutin, le secrétaire général du SPD, Olaf Scholz. Si telle est la nouvelle direction, il faut s'attendre à un choc violent entre le gouvernement et ceux qui, dans les syndicats et jusqu'au sein du SPD, résisteront à ses projets, qu'il s'agisse de la réforme des systèmes de santé et de protection sociale, de la protection contre les licenciements et de l'aide au chômage, du travail partiel, de la formation continue, voire des horaires d'ouverture des magasins. Au ministère de l'économie, on admet qu'il faut, pour lutter contre la bureaucratie et les obstacles de toutes sortes qui handicapent la croissance et l'emploi, examiner les conditions et procédures sous le régime desquelles vit l'économie allemande. "Mais examiner ne signifie pas réduire les avantages", a rassuré le secrétaire d'Etat à l'économie, le Vert Rezzo Schlauch. C'est précisément ce que les prochaines semaines devront confirmer ou démentir. Georges Marion • ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 04.02.03

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-02-03 09:21:02
Permalien ALLEMAGNE


INTERNATIONAL par ERIC JL BRETON - ALLEMAGNE